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Google autorise l’installation d’apps Android en un seul clic depuis Chrome
Installer une application depuis une boutique alternative au Play Store ne demandera plus qu'une pression sur l'écran, sans fenêtre de confirmation, à partir du 1er décembre. Google réserve toutefois ce raccourci aux boutiques qui lui versent 10 000 dollars par an, et aux smartphones sous une version d'Android encore en bêta.
Aujourd'hui, une boutique d'applications tierce doit d'abord obtenir de vous l'autorisation d'installer des applications, puis vous faire valider chaque installation et chaque mise à jour. Dans son programme Registered App Stores, présenté en mars au moment de solder son conflit avec Epic Games, Google accorde d'office cette autorisation aux boutiques qu'il agrée, et vous recevez leurs mises à jour en arrière-plan, selon vos réglages habituels. La participation est facultative, et les boutiques non inscrites continueront de fonctionner sans changement. La France fait partie des pays concernés, mais pas les États-Unis.
Il faudra un téléphone sous Android 17 QPR2 ou une version plus récente pour installer une application d'une seule pression. La dernière version de cette mise à jour trimestrielle d'Android, sortie le 16 octobre, est toujours une bêta, et Google ne donne aucune date de sortie de la version finale. Si votre téléphone tourne sous une version antérieure, rien ne changera le 1er décembre, et vous continuerez de valider chaque installation.
Google se fonde sur le pays déclaré dans votre compte, et non sur votre position. Lors d'un séjour aux États-Unis ou dans un autre pays exclu du programme, vous gardez les installations en un geste et les mises à jour automatiques, alors qu'après un déménagement signalé sur votre compte, vous retrouvez les options prévues dans votre nouveau pays de résidence.
Vous donnerez toujours votre accord à chaque installation, simplement d'une seule pression au lieu de plusieurs écrans. Selon les règles du programme, les boutiques « ne doivent pas installer d'applications en silence sans le consentement de l'utilisateur ». Lors d'un téléchargement volumineux ou d'une installation en arrière-plan, elles doivent afficher une notification visible pendant toute l'opération, et laisser sur le téléphone une notification à fermer manuellement quand vous lancez une installation depuis un autre appareil.
En entreprise, les administrateurs informatiques peuvent bloquer l'installation de ces boutiques sur les appareils qu'ils gèrent. Google ne précise pas si les administrateurs peuvent aussi écarter une boutique installée auparavant.
Si vous désinstallez une boutique agréée, vous gardez ses applications sur votre téléphone, mais elles ne reçoivent plus de mises à jour automatiques. Réinstallée plus tard, la boutique reprend la main sur leurs mises à jour sans vous redemander votre accord, à condition qu'aucune autre boutique ne les ait mises à jour entre-temps.
Une boutique candidate doit appartenir à une organisation enregistrée auprès de Google, et non à un développeur individuel, et faire contrôler l'identité de son éditeur dans le cadre de la vérification des développeurs Android. Avant l'examen de sa candidature, elle paie à Google 10 000 dollars, à renouveler chaque année, puis dépose l'intégralité de son catalogue dans un espace de stockage fourni par Google, ainsi que chaque nouvelle application et chaque mise à jour, afin que Google analyse en continu ces fichiers à la recherche de logiciels malveillants.
Google laisse à chaque boutique la responsabilité de tout son catalogue et ne modère pas les contenus proposés. Si, sur trente jours, il repère des applications potentiellement dangereuses dans plus de 1 % des tentatives d'installation ou dans plus de 2 % du catalogue d'une boutique, il lui facture en revanche des frais supplémentaires pour analyser et nettoyer ce catalogue.
Une boutique agréée n'a pas non plus le droit de bloquer l'installation d'une concurrente ni de masquer les alertes de sécurité d'Android. En cas de manquement à l'une de ces règles, retard