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Elle voyait des morts et leur tirait dessus : ce que les médecins ont découvert aux urgences est sidérant !
Dans le Michigan, aux États-Unis, une femme de 65 ans est transportée en urgence à l'hôpital par ambulance. Quelques instants plus tôt, elle a ouvert le feu sur des personnes qu'elle était persuadée de voir. Le problème ? Ces individus étaient morts… et personne d'autre ne pouvait les voir.
[EN VIDÉO] Pourquoi certains lieux sont-ils plus hantés que d'autres ? Est-ce simplement à cause de leur histoire, ou se cache-t-il une origine plus profonde derrière les phénomènes qu'ils abritent ? Par-delà l'explication psychologique, les chercheurs affirment qu'un autre facteur entre en jeu, capable d'affecter les plus sceptiques d'entre nous.
À son arrivée aux urgences, la sexagénaire ne semble pourtant pas particulièrement agitée. Elle est calme, parfaitement éveillée et demande même à rencontrer un psychiatre. Elle affirme avoir été confrontée à des apparitions et explique avoir tiré sur des « gens morts ».
Pour les médecins, le tableau est déroutant. S'agit-il d'un épisode psychotique ? D'une maladie neurologique ? D'un trouble psychiatrique apparu tardivement ? Une chose est certaine : cette femme semble souffrir d'hallucinations visuelles particulièrement impressionnantes. Mais avant de l'orienter vers un service psychiatrique, les médecins décident de creuser un peu plus. Et ils vont rapidement découvrir que la réponse ne se trouve peut-être pas dans son cerveau, mais dans sa pharmacie.
Lors de l'examen clinique, rien ne semble vraiment expliquer son comportement. La patiente présente simplement une hypertension artérielle. Elle raconte souffrir de plusieurs maladies chroniques : hypertension, diabète, insuffisance cardiaque et douleurs lombaires persistantes. En revanche, elle ne présente aucun antécédent psychiatrique connu.
Les médecins prescrivent alors des analyses sanguines et un dépistage toxicologique. Les résultats révèlent une légère acidose métabolique, autrement dit un déséquilibre caractérisé par une acidité excessive du sang. Mais c'est surtout le dépistage toxicologique qui attire leur attention : le taux de salicylates dans son organisme est anormalement élevé. Ces substances sont notamment présentes dans l'aspirine.
Interrogée sur une éventuelle prise de médicaments, la patiente finit par livrer une information qui va totalement changer la compréhension de son cas.
Depuis plusieurs semaines, elle avale plus de 15 comprimés d'aspirine par jour. Chaque comprimé contient 500 mg de principe actif. Elle absorbe donc quotidiennement plus de 7,5 grammes d'aspirine, dans l'espoir de soulager ses douleurs. Les médecins comprennent alors qu'ils sont probablement face à une intoxication chronique à l'aspirine.
Un autre détail vient renforcer leurs soupçons : la patiente souffre également d'acouphènes, des sifflements ou bourdonnements persistants dans les oreilles. Ce symptôme est caractéristique d'une intoxication à l'aspirine. Le diagnostic se précise petit à petit. Ses hallucinations ne seraient pas liées à une maladie psychiatrique, mais à une consommation excessive et prolongée d'un médicament qu'elle pensait probablement inoffensif.
Arrivée aux urgences, la patiente, parfaitement calme et lucide, a demandé à voir un psychiatre. © New Africa, Adobe Stock