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Le père de Pengo Bossio Wangi, tué dans l'attentat dans les Yvelines, souhaite que l'hommage national permette une "prise de conscience" contre le racisme
Trop ému pour s'exprimer, il a laissé le soin à sa fille de lire une déclaration lors d'une conférence de presse à Paris. "Malgré notre colère et notre douleur, la mère de Pengo et moi faisons le choix de faire confiance en la justice de ce pays", dit-il.
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Bolema Bossio Wangi a tenté de s'exprimer après la mort de son fils Pengo, tué lors de l'attentat raciste du 23 octobre dans les Yvelines. Submergé par l'émotion, il a laissé le soin à Ambre Banguid, demi-sœur de la victime, de lire son discours lors d'une conférence de presse organisée à Paris, lundi 2 novembre. Il exprime notamment le souhait que l'hommage national qui sera rendu aux victimes de cette attaque à Trappes et La Verrière soit "l'occasion d'une véritable prise de conscience et d'un engagement contre le racisme" et pas simplement un "moment de recueillement".
"Issu de l'immigration africaine, j'ai grandi en France dans les années 80-90, une période où les ratonnades contre les Maghrébins ou les Noirs étaient malheureusement courantes", poursuit Bolema Bossio Wangi dans la déclaration écrite lue par sa fille. "Je n'ai pas cru que plusieurs décennies plus tard, mon fils Pengo Bossio Wangi succomberait de la main d'un individu animé de la même haine", a-t-il déploré. "Aujourd'hui, dans une France en proie à de fortes tensions identitaires, j'ai peur en tant que père d'enfants noirs."
"Malgré notre colère et notre douleur, la mère de Pengo et moi faisons le choix de faire confiance en la justice de ce pays."
dans une déclaration écrite lue par sa fille lors d'une conférence de presse
Le 23 octobre, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué par un tireur qui a également blessé sept autres personnes, dont plusieurs d'origine africaine ou maghrébine, lors d'un périple sanglant à Trappes et La Verrière. Le suspect, Kévin Tessier, 39 ans, a été mis en examen jeudi et placé en détention provisoire.
Un hommage national doit être rendu après cette attaque raciste, avait annoncé la porte-parole du gouvernement, sans préciser la date à ce stade. "Si la mort de notre fils doit servir à quelque chose, c'est à sensibiliser sur le racisme qui gangrène la société française depuis des décennies, un racisme alimenté par certains médias et partis politiques", a souligné Bolema Bossio Wangi. "Nous aimons ce pays pour les valeurs qu'il porte et auxquelles nous croyons profondément, telles que la fraternité", a-t-il ajouté. "La France doit toujours rester fidèle à ses valeurs, quelles que soient les origines" et "la couleur de peau" de "ses habitants".
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