// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Fruit entier ou jus de fruits : une enquête révèle une différence chez ceux qui ont fait un infarctus
Une étude récente rapporte qu’une région spécifique du cerveau pourrait contribuer à certains cas d'hypertension artérielle. Cette découverte a permis aux chercheurs de développer un nouveau traitement potentiel.... Lire la suite
Les fibres solubles des fruits piègent le cholestérol dans l'intestin, le potassium relâche la pression sur la paroi des vaisseaux, et certains pigments améliorent la circulation. Neuf fruits se distinguent, la framboise en tête pour les fibres. Un avertissement s'impose toutefois pour qui prend un traitement cardiovasculaire, et il concerne le pamplemousse.... Lire la suite
Quelque 371 000 adultes interrogés, et un constat net : les personnes souffrant d'hypertension, d'excès de cholestérol ou ayant fait un infarctus déclarent manger des fruits entiers moins souvent que les autres. Pour les jus, le résultat part dans deux directions opposées. L'étude elle-même prévient qu'elle ne peut pas dire ce qui est venu en premier.
[EN VIDÉO] L’AVC, parfois nommé attaque cérébrale, est dû à un problème vasculaire au niveau du cerveau. Lorsqu’il n’est pas fatal, il peut laisser de graves troubles, notamment au niveau moteur. Voici en vidéo les principaux facteurs de risque à surveiller pour se prémunir de cette pathologie.
Le lien entre consommation de fruits entiers et risque cardiovasculaire est bien documenté. Celui qui concerne les jus de fruits reste beaucoup plus flou. Une équipe américaine a donc comparé la fréquence de consommation de ces deux catégories chez des adultes présentant ou non une maladie cardiovasculaire ou un facteur de risque, à partir d'une enquête de très grande ampleur. Les résultats, publiés dans la revue Current Developments in Nutrition, méritent surtout d'être lus pour ce qu'ils ne permettent pas de conclure.
L'étude exploite les données du Behavioral Risk Factor Surveillance System, un dispositif américain d'enquêtes téléphoniques récurrentes portant sur les maladies chroniques, l'accès aux soins, le recours à la prévention et les comportements à risque.
L'édition 2019 de cette enquête comptait 418 268 adultes. Après exclusions, 371 038 participants ont été retenus pour l'analyse. Un peu plus de la moitié étaient des femmes, et la tranche des 65 ans et plus constituait le groupe d'âge le plus représenté.
Un point de méthode conditionne toute la lecture des résultats : l'enquête mesure une fréquence, et non une quantité. Elle enregistre combien de fois par jour une personne déclare consommer des fruits ou des jus, sans savoir combien elle en consomme à chaque fois.
En moyenne, les participants déclaraient consommer un jus de fruits 0,3 fois par jour et des fruits entiers 1,06 fois par jour.
Les chercheurs ont distingué d'un côté les maladies cardiovasculaires établies, de l'autre les facteurs de risque.