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Starlink en France : prix, forfait, débits… quel abonnement choisir en 2026 ?
Starlink, le service de SpaceX, fournit depuis mai 2021 en France une connexion à internet par satellite accessible partout sur le territoire. En 2026, ses forfaits Résidentiel coûtent de 35 à 65 euros par mois, sans engagement. Il faut y ajouter le kit, autour de 349 euros à l’achat ou 10 euros par mois en location.
Si d’autres services du même genre existent en France par l’intermédiaire d’autres opérateurs, Starlink a été le premier à promettre des connexions proches de ce que la fibre terrestre peut offrir, et ce, depuis n’importe où. SpaceX revendique 12 millions d’abonnés Starlink dans le monde à fin juin 2026.
Starlink est le service d’accès à Internet par satellite de SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk. Il vise à proposer du très haut débit partout dans le monde grâce à des milliers de satellites placés en orbite basse, autour de 550 km d’altitude. Le service est disponible sur les sept continents, dans plus de 160 pays et territoires.
Ouvert en bêta fin 2020, le service a doublé son nombre d’abonnés en un an (6 millions en juin 2025) et il est devenu l’un des principaux moteurs économiques de SpaceX. Starlink est arrivé en France en mai 2021, mais son autorisation d’émettre a été remise en cause en avril 2022. Le Conseil d’État avait alors annulé la décision de l’Arcep qui attribuait des fréquences à Starlink, faute de consultation publique préalable. Le régulateur a mené cette consultation, puis délivré une nouvelle autorisation en juin 2022.
Starlink a aussi diversifié ses activités, jusque dans les avions d’Air France, et il est possible de trouver des antennes sur certaines stations Superchargeurs de Tesla. Elles offrent une connexion Wi-Fi aux automobilistes pendant la recharge de leur véhicule. Ces derniers temps, Starlink fait également parler de lui en tant que (potentiel) futur opérateur mobile s’apprêtant à concurrencer les opérateurs historiques américains.
Au lieu de connecter par des câbles chaque foyer (cuivre ou fibre optique), SpaceX a fait le choix d’un internet par satellites. Le principe existe depuis longtemps, mais les satellites classiques, dits géostationnaires, gravitent à près de 36 000 km au-dessus de nous. À cette distance, l’aller-retour des données prend du temps et la latence grimpe.
En étant plus proches de notre planète avec un réseau massif, les satellites de Starlink sont censés transporter rapidement de grandes quantités d’informations vers n’importe quel point de la Terre, même au-dessus des océans et dans des endroits extrêmement difficiles d’accès où les câbles à fibres optiques seraient coûteux à poser. Il faut cependant beaucoup de satellites pour rendre fonctionnel ce réseau.
En mai 2026, la constellation comptait plus de 10 000 satellites Starlink en orbite, selon le décompte de l’astronome Jonathan McDowell. Ces derniers sont placés sur une orbite comprise entre 540 et 570 km. Les premières versions pesaient entre 227 et 290 kg. Cette première génération fonctionne principalement dans les bandes Ku et Ka, mais utilise également des liaisons laser optiques pour la communication entre les satellites.
La génération suivante, dite V2 Mini et lancée depuis février 2023, pèse environ 800 kg, soit près de trois fois plus, mais offre environ quatre fois plus de capacité que la première génération, notamment grâce à des antennes en bande E, qui fonctionnent dans les bandes de fréquences 71-79 GHz et 81-86 GHz.
SpaceX a annoncé pour 2026 une troisième génération de satellites, plus grande et conçue pour être lancée par la fusée Starship, afin d’augmenter les capacités en téléchargement comme en envoi.