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Une enquête pour violences confiée à l'IGPN après qu'un homme a été blessé au visage à Marseille en marge des manifestations du 31 octobre
La victime, un homme de 39 ans, a déposé une plainte pour "violences volontaires avec armes en réunion entraînant une ITT de plus de huit jours par personne dépositaire de l'autorité publique".
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Sept dents en moins, le nez cassé, six points de suture… Rémi Aubert, 39 ans, assure avoir été frappé par plusieurs policiers qui chargeaient des manifestants, en marge de la mobilisation du 31 octobre contre la vie chère, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Trois jours après les faits, une enquête a été ouverte pour "violences commises par personne dépositaire de l'autorité publique avec arme", a appris franceinfo, mardi 3 novembre, auprès du parquet. Elle a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale, selon cette source.
Citée par France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'avocate de Rémi Aubert, Mathilde Lanté, avait déjà annoncé que son client avait déposé une plainte pour "violences volontaires avec armes en réunion entraînant une ITT de plus de huit jours par personne dépositaire de l'autorité publique". "On veut une enquête de l'IGPN et que les personnes mises en cause soient jugées pour ces faits-là ", avait-elle souligné.
Le podologue de 39 ans a quant à lui témoigné auprès de nos confrères. Il nie avoir participé aux violences qui ont éclaté à l'issue du cortège. "On a participé à la manifestation de 14 heures à 17 heures, dans la bonne humeur", a-t-il expliqué. "Quand elle s'est terminée, on est allé sur le cours Julien pour boire des coups et manger." Alors qu'il se dirige vers son vélo, pour rentrer chez lui, "aux alentours de 20 heures, 20h30", il se trouve dans une rue où se déroule "une grosse charge des CRS."
"J'ai paniqué et j'ai couru pour échapper à la charge", a-t-il continué, racontant s'être ensuite retrouvé au sol et avoir été roué de coups "pendant 15 ou 20 secondes" par plusieurs personnes.
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