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Enfoui sous les boues du Nil depuis 2 600 ans, cet édifice égyptien révèle un savoir-faire étonnant des bâtisseurs de l’Antiquité
En archéologie, la prospection de nouveaux sites peut s’avérer difficile compte tenu du fait que les vestiges sont souvent partiellement ou totalement enfouis. Comment, dans ce cas, évaluer rapidement l’intérêt et le potentiel archéologique ou l’étendue d’un site sans avoir recours à un laborieux travail de fouille ? Certaines méthodes géophysiques viennent désormais au secours des archéologues en permettant une investigation rapide et détaillée du sous-sol. C’est le cas de la méthode magnétique.... Lire la suite
Pendant des décennies, les archéologues se sont demandé si les premiers pharaons égyptiens avaient réellement emporté avec eux, dans la mort, certains membres de leur entourage. Une nouvelle analyse médico-légale de crânes vieux de plusieurs millénaires vient aujourd’hui apporter un élément troublant à ce débat.... Lire la suite
Et si les bâtisseurs de l'Égypte ancienne maîtrisaient déjà certaines techniques de la géotechnique moderne ? Sous les vestiges d'une cité du delta du Nil, des archéologues ont découvert une étonnante couche de sable qui pourrait avoir servi à stabiliser les fondations d'un monumental édifice vieux de plus de 2 500 ans.
[EN VIDÉO] Dans les anciennes civilisations, beaucoup d’objets de la vie quotidienne étaient conçus en os. Leur étude par des archéologues permet de comprendre en détail le quotidien de nos ancêtres. L’Inrap (institut national de Recherches archéologiques préventives) nous en dit plus au cours de ce documentaire.
Le delta du Nil est une région majeure dans l'histoire des civilisations. Ces plaines fertiles ont en effet accueilli très tôt des communautés humaines, dont certaines ont participé au développement des sociétés complexes de l'Égypte ancienne, avant l'émergence de la civilisation pharaonique. S'il s'agit donc d'un terrain privilégié pour l'archéologie, l'accumulation des alluvions du Nil et les déplacements successifs des bras du fleuve ont enfoui certains sites d'occupation sous d'épaisses couches de boue, rendant la prospection des niveaux les plus anciens très compliquée.
De plus, ces sites ont généralement été occupés régulièrement au cours du temps, chaque nouvelle communauté construisant ses édifices au-dessus des précédents. Ces sites « multi-couches » sont donc d'autant plus difficiles à étudier. Dans ce contexte, la prospection géophysique s'avère essentielle. Non invasive, elle permet, par divers moyens (méthodes sismiques, géoradar, tomographie de résistivité électrique, prospection magnétique...), de « sonder » le sous-sol et d'obtenir des cartes ou des coupes qui peuvent mettre en évidence les structures enfouies.
En archéologie, la prospection de nouveaux sites peut s’avérer difficile compte tenu du fait que les vestiges sont souvent partiellement ou totalement enfouis. Comment, dans ce cas, évaluer rapidement l’intérêt et le potentiel archéologique ou l’étendue d’un site sans avoir recours à un laborieux travail de fouille ? Certaines méthodes géophysiques viennent désormais au secours des archéologues en permettant une investigation rapide et détaillée du sous-sol. C’est le cas de la méthode magnétique.... Lire la suite
Lorsque les anomalies détectées méritent d'être étudiées plus précisément, elles peuvent donner lieu à des fouilles archéologiques. Mais là encore, tout n'est pas évident. Des structures très différentes peuvent en effet produire une réponse géophysique similaire, et les interprétations sont donc souvent incertaines, voire multiples. D'un autre côté, réaliser des fouilles demande du temps et des moyens conséquents qui ne sont pas forcément disponibles, notamment pour atteindre les niveaux profonds.
Ainsi, si les archéologues connaissent depuis longtemps le site de Buto (aussi appelé Tell el-Fara'in), dans le nord-ouest du delta du Nil, seuls les niveaux peu profonds ont pu jusqu'à présent faire l'objet de fouilles. Si les chercheurs ont ainsi identifié des restes de l'ère romaine (de 30 av. J.-C. à 395 apr. J.-C.) au-dessus de ve