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Un policier condamné à un an de prison avec sursis pour des violences racontées par un journaliste infiltré
Dans son livre "Flic", paru en 2020, Valentin Gendrot avait décrit les "tabassages", les insultes racistes et homophobes, mais aussi le manque de moyens, les suicides et le mal-être des policiers dans un commissariat parisien.
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Un policier a été condamné à un an de prison avec sursis, mardi 3 novembre par le tribunal correctionnel de Paris, pour des violences aggravées sur deux mineurs, plus de six ans après le récit d'un journaliste infiltré dans le commissariat parisien où ils travaillaient. Dans son livre Flic, paru en 2020, Valentin Gendrot décrit les "tabassages", les insultes racistes et homophobes, mais aussi le manque de moyens, les suicides et le mal-être des policiers dans un commissariat de l'est parisien, où il a passé six mois comme adjoint de sécurité.
Tout est "brodé" et "romancé" dans cet ouvrage, qui donne "l'impression qu'on est tous des racistes, misogynes, (...) violents, ce qui n'est pas le cas", s'est défendu en préambule le policier Marc F., qui décrit une brigade "colorée" et reconnaît simplement un "jargon" et "des blagues". Le gardien de la paix de 38 ans était jugé pour des violences commises sur deux frères, en avril 2019. Les "petites claques humiliantes" données au cadet lors d'un contrôle avaient déclenché la colère du grand frère, qui a été interpellé pour s'être interposé, relate la présidente. Selon la procureure, il aurait ensuite reçu, "enfermé entre quatre murs" dans la voiture, "coup de poing sur coup de poing", puis un nouveau coup à son arrivée au commissariat.
Désormais pilote de drone à la préfecture de police de Paris, le fonctionnaire a refusé de se remettre en question : "C'est de l'action-réaction, c'était proportionné", a-t-il notamment dit. Les violences n'ont pas été rapportées dans le procès-verbal d'intervention, qualifié de "faux" par le journaliste Valentin Gendrot, qui a assisté à sa rédaction. Plusieurs épisodes de violences racontés au fil des pages du livre Flic n'ont pas pu être corroborés par l'enquête "faute d'identification" des personnes concernées, des migrants le plus souvent, mais intéressent néanmoins les trois juges.
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