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Condamnée pour des faits de violences, fichée pour radicalisation islamiste… Le profil de l'agresseuse présumée de la maternelle de Nice s'étoffe
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Le profil de la mère d'élèves qui avait menacé la directrice et d'une école maternelle de Nice se précise. Le ministre de l'Intérieur a indiqué ce mardi 3 novembre qu'elle était en situation irrégulière. Selon une source proche du dossier, elle a également été fichée pour radicalisation islamiste.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Une sortie de maternelle sous l'œil des policiers. Leur présence a rassuré les parents hésitant à amener leurs enfants ce mardi devant les grilles de l'école Clément-Roassal de Nice. "J'ai demandé à mon entourage si je devais le ramener. Mais au vu de tous les policiers, je me suis dit qu'il faut le mettre à l'école. Je ne pense pas qu'il y ait une récidive", confie une maman. Tous sont encore bouleversés par l'agression de la directrice. "La directrice, c'est un amour. C'était la maîtresse de ma grande fille, qui est en CP maintenant. C'est un amour. Moi, ça fait de la peine pour elle", assure une autre mère d'élève.
Ce matin, nous avons pu entrer dans l'école. Les enfants ne semblent pas perturbés. Ils n'ont rien vu de l'agression, mais comme les adultes, ils bénéficient d'une aide psychologique. "On sait très bien que les enfants peuvent réagir même a posteriori et peuvent avoir envie de s'exprimer", pointe Virginie Gorgone, adjointe au directeur académique des services de l'Éducation nationale en charge du 1er degré (Alpes-Maritimes).
L'enquête, elle, progresse. La suspecte, âgée de 36 ans est tunisienne. Ayant l'asile en Italie, elle a été condamnée deux fois pour faits de violences avec arme et interdite de territoire français depuis 2019. Renvoyée en Tunisie, elle est revenue en 2023 illégalement. Aujourd'hui, selon le ministre de l'Intérieur, son expulsion est plus difficile. "Elle est en situation irrégulière, elle est assignée à résidence. Tout sera fait pour procéder à son éloignement. J'attire toutefois l'attention sur le fait qu'elle bénéficie d'un certain nombre de protections, puisqu'elle est parente d'un enfant français", a fait savoir Laurent Nuñez dans l'hémicycle.
D'après le procureur, les policiers ont retrouvé en perquisition une arme de poing, un couteau et plusieurs passeports, dont certains seraient faux. Elle aurait tenté à ce moment-là de s'évader. Selon nos informations, cette femme avait également été inscrite au FSPRT, le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Mais les individus fichés ne sont pas surveillés en permanence.
"Ça nous permet juste de regrouper des informations. Un exemple : un policier qui aura contrôlé ou qui sera tombé sur une personne qui est dans ce fichier-là, il va dire à quelle heure il l'a vu, où il l'a vu, avec qui elle était. Et nous, ça nous permet de faire un regroupement et d'anticiper une éventuelle radicalisation", précise Reda Belhaj, porte-parole du syndicat Un1té Police.
La suspecte sera déférée mercredi matin devant un juge d'instruction.
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