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Actualité : “Plus intelligente que nos meilleurs scientifiques” : le patron de ChatGPT assure que l'IA a franchi le cap
Sur la scène de l'Adipec, à Abou Dhabi, le patron d'OpenAI a tranché : en moins d'un an, l'intelligence artificielle aurait dépassé la plupart des plus brillants chercheurs. Son argument massue ? Un problème à un million de dollars que son entreprise dit avoir résolu, et que les mathématiciens regardent avec prudence.
© Shuttershock - Le patron d’OpenAI estime que l’IA a franchi un cap en moins d’un an, mais les mathématiciens restent partagés.
Lundi 2 novembre, lors de la cérémonie d'ouverture de l'Adipec, grand rendez-vous mondial de l'énergie, Sam Altman, PDG d'OpenAI, a livré un diagnostic sans détour à Mina Al-Oraibi, rédactrice en chef du quotidien émirati The National. Selon lui, la bascule s'est produite depuis janvier.
L'IA n'était globalement pas aussi intelligente que nos meilleurs scientifiques, et elle l'est désormais globalement plus qu'eux.
Le dirigeant avait déjà tenu un discours voisin à propos de ses déclarations sur les capacités mathématiques de son IA.
Altman, qui avait déjà annoncé que l'IA avait franchi un point de non-retour, a ajouté que ces systèmes savent désormais accomplir "a lot of parts" de nombreux métiers de cols blancs, sans préciser lesquels. Interrogé sur son principal défi, il a répondu d'un seul mot : l'énergie.
Il a livré un repère parlant. Il y a six ans, le plus gros consommateur interne d'OpenAI absorbait environ 100 000 tokens par mois, soit à peu près la moyenne mondiale par habitant aujourd'hui. Le premier consommateur actuel en engloutit près de 500 milliards, d'après le compte rendu de The National.
Sam Altman estime que l’IA sait déjà accomplir une bonne partie des tâches de nombreux métiers de bureau.
Le même jour, Abou Dhabi a annoncé quatre accords avec OpenAI, couvrant l'énergie, l'éducation, l'investissement et les services publics. L'un d'eux, conclu avec Adnoc et G42, confie les modèles les plus avancés de l'entreprise aux problèmes les plus complexes du secteur énergétique.
Pour étayer sa thèse, Altman a invoqué un problème du prix du Millénaire, que The National rapporte sans le nommer et dont l'affirmation n'avait pas pu être vérifiée de façon indépendante à la publication. Il s'agit de Navier-Stokes, que OpenAI a dit avoir résolu le 8 septembre grâce à un modèle interne mobilisant environ 10 000 agents. Ces derniers ont échangé 2,7 millions de messages et produit près de 130 milliards de tokens, détaille l'entreprise, qui affirme ne pas vouloir toucher la récompense d'un million de dollars.