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Actualité : La Chine aurait recruté une dirigeante très proche de Jensen Huang pour espionner le patron de Nvidia et tenter d’accéder à ses meilleures puces IA
Jensen Huang, PDG de Nvidia, serait au centre d’une vaste affaire d’espionnage. Selon plusieurs enquêtes, la Chine aurait recruté une puissante dirigeante d’entreprise pour recueillir des informations sur lui et ses puces IA. Le but aurait été de peser sur Nvidia pour que la Chine accède plus facilement à ses meilleures puces.
Le New York Times et le Financial Times dévoilent que selon les États-Unis, l’ancienne cadre de Megaspeed International, Alice Huang, aurait été recrutée par le ministère chinois de la Sécurité d’État pour espionner Jensen Huang. Et précisons-le de suite, car vous avez peut-être tiqué : Jensen Huang et Alice Huang ne sont pas de la même famille.
Selon les informations dévoilées, Alice Huang aurait développé une relation très proche avec Jensen Huang. En plus de collecter des secrets industriels, l’ancienne cadre de Megaspeed International aurait eu comme mission de mettre la main sur la stratégie de Nvidia et sur ses puces. L’objectif pour Pékin aurait été que cette proximité pousse Nvidia à demander à ce que Washington accepte des autorisations plus larges pour vendre ses meilleures puces IA en Chine.
Il faut dire que Nvidia contrôle une grande partie du marché des puces IA utilisées pour entraîner les modèles et qu’elles sont tout simplement réputées comme les meilleures. Forcément, la Chine cherche à mettre la main dessus puisque les États-Unis limitent leur importation là-bas. Une situation telle qu’un marché gris largement toléré par le Parti communiste chinois est né.
Et Nvidia plaide depuis un moment pour un accès plus large au marché chinois qui représente une somme colossale pour Nvidia. Sauf que voilà, les restrictions de l’administration étatsunienne ont fortement impacté cette activité. Megaspeed International, où Alice Huang était autrefois cadre, est aussi au centre d’une enquête sur de possibles contournements des restrictions étatsuniennes.
Entre juin 2024 et février 2026, l’une des filiales basées en Malaisie a acheté au moins 4,8 milliards de dollars d’équipements basés sur des puces Nvidia. Les autorités cherchent désormais à savoir si ce matériel interdit a profité à des clients chinois.
De son côté, Nvidia dit avoir contrôlé les puces vendues à Megaspeed International et qu’il n’y a aucune preuve de transfert interdit vers la Chine. Quant à la relation de proximité entre son dirigeant et Alice Huang, Nvidia se défend : "Les interactions entre Jensen Huang et Alice Huang ne sont ni inhabituelles ni inattendues" . L’entreprise précise que ses clients asiatiques ont "des informations ordinaires" et aucun secret industriel sensible ou de sécurité nationale.
Au printemps 2026, un mémo du renseignement étatsunien a circulé parmi les hauts responsables de l’administration Trump. Selon le Financial Times, ce document évoquait une relation d’ordre sentimental entre Jensen Huang et Alice Huang. Si aucun des deux n’est inculpé, bien évidemment, Washington estime qu’il s’agit d’un sujet de sécurité nationale.
Désormais, trois commissions de la Chambre des représentants souhaitent entendre Jensen Huang à huis clos. C’est le 18 novembre prochain que le dirigeant de Nvidia répondra aux questions sur ses contacts avec Alice Huang et les protections de Nvidia contre l’espionnage. Les élus parlent de "préoccupations majeures pour la sécurité nationale" autour du fait que la Chine aurait pu accéder à des technologies étatsuniennes très sensibles.
Pékin rejette totalement cette histoire. Le ministère chinois des Affaires étrangères parle de "spéculations sans fondement d’une tentative de salir l’image de la Chine."