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La Chine stoppe l'exportation d'un métal critique vers le Japon, et ce sont TSMC, Samsung et SK Hynix qui vont souffrir
L'importance de la Chine dans le secteur des métaux critiques est connue. Et la fin de l'exportation de l'un d'eux va commencer à avoir un effet sévère sur les géants des semi-conducteurs.
On parle beaucoup de la prise de la Chine sur le secteur des métaux rares, une position dominante qu'elle n'hésite plus à transformer en arme, à l'image de ce que font les États-Unis avec les puces. Mais sa capacité à faire mal dans le domaine va au-delà de ce cercle réservé de métaux. La fin de l'exportation de poudre de tungstène - qui n'est pas un métal rare - pourrait commencer à peser sur les entreprises des semi-conducteurs, comme TSMC.
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Le 6 janvier dernier, la Chine annonçait la mise en place officielle de restrictions d'exportation ciblant le Japon. À la suite de cette mesure, les exportations de poudre de tungstène en direction du pays du soleil-Levant ont chuté.
Les entreprises du pays ont pu, durant quelques mois, travailler sur les stocks existant, pour continuer à fournir leurs clients. Mais il semble qu'une limite ait finalement été atteinte, au vu de la communication qui a été faite.
Les géants japonais de la chimie Kanto Denka et Central Glass ont ainsi notifié à leurs clients la fin de la production du gaz critique hexafluorure de tungstène à partir du 1er juillet prochain. Or ce gaz, toxique et corrosif, est indispensable à la production de semi-conducteur, puisqu'il sert à déposer du tungstène métallique à l'intérieur de structures nanométriques sur les puces. Il permet ainsi de former des connexions électriques très fines entre les transistors et les différentes couches de circuit.
Le problème tient au fait que les spécialistes japonais du secteur sont particulièrement réputés pour la pureté et la stabilité de leur hexafluorure de tungstène. C'est sur cette production de grande qualité que les géants des semi-conducteurs TSMC, Samsung et SK Hynix s'appuient pour assurer leurs rendements.
Si rien ne change, on peut donc s'attendre dans les prochaines mois à une hausse des prix, à des retards de production, voire à des disruptions de la chaîne logistique. Est-on en train d'observer les prémices d'une nouvelle crise ?