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L’eau potable française est-elle encore sous contrôle ? Cette découverte relance les inquiétudes sur les PFAS
Omniprésents dans l’environnement et capables de s’accumuler durablement dans nos organismes, les PFAS – les fameux « polluants éternels » – font l'objet d'une attention croissante. Une vaste campagne d'analyses nationale, menée par l’Anses, dresse un état des lieux de leur présence dans notre eau potable.... Lire la suite
Il existe déjà des moyens d’éliminer les PFAS de notre eau. Mais les chercheurs continuent à travailler à les rendre toujours plus efficaces. En la matière, une équipe propose aujourd’hui une solution innovante.... Lire la suite
92 % des échantillons d'eau potable analysés en France contiennent du TFA, une molécule quasi inconnue du grand public. L'Anses vient de livrer les résultats d'une campagne d'analyse sans précédent sur les PFAS. Ce que cette enquête révèle sur la contamination de notre eau du robinet est à la fois captivant et préoccupant.
Les PFAS, ces substances per- et polyfluoroalkylées que les scientifiques surnomment « polluants éternels », se retrouvent partout, y compris dans ce que vous buvez chaque matin.
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a conduit pendant deux ans une vaste campagne de prélèvements à travers tout le territoire, des grandes villes jusqu'aux territoires ultramarins, pour mesurer avec précision l'étendue réelle de cette contamination.
Plus de 1 200 échantillons analysés, 35 molécules différentes traquées simultanément : les résultats changent franchement notre regard sur la qualité de l'eau potable française.
Avant cette enquête, l'acide trifluoroacétique, dit TFA, n'existait presque pas dans le débat public. Pourtant, c'est lui qui domine les bilans. Sa présence dans 92 % des prélèvements en fait le PFAS le plus répandu détecté lors de cette campagne, loin devant des substances plus connues comme le PFOS ou le PFHxS.
Ce qui rend le TFA particulièrement intéressant, c'est sa structure. Cette molécule dite « ultracourte » est si compacte qu'elle passe plus facilement à travers les systèmes de filtration classiques des stations de traitement. Autre signal étrange relevé par les chercheurs : sa présence ne coïncide pas toujours avec celle des autres PFAS. Cela suggère des sources de contamination distinctes, plus diffuses, probablement liées à la dégradation de certains pesticides ou de réfrigérants fluorés.
Omniprésents dans l’environnement et capables de s’accumuler durablement dans nos organismes, les PFAS – les fameux « polluants éternels » – font l'objet d'une attention croissante. Une vaste campagne d'analyses nationale, menée par l’Anses, dresse un état des lieux de leur présence dans notre eau potable.... Lire la suite
L'enquête a aussi mis en lumière une autre substance rarement évoquée : l'acide trifluorométhanesulfonique (TFMSA), détecté dans 13 % des prélèvements. Parmi les PFAS les plus fréquents identifiés dans les eaux françaises, on retrouve notamment :