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Test du Secretlab Atlas : quand le spécialiste du gaming s’attaque au vrai fauteuil de bureau
Secretlab s’est fait un nom avec ses fauteuils gaming, ces sièges hauts, parfois tape-à-l’œil. D’ailleurs, j’ai acheté un Titan Evo, il y a plusieurs années, et j’ai testé le Titan Evo NanoGen.
Mais l’Atlas raconte une autre histoire. C’est la première chaise que la marque assume comme « ergonomique pensée pour le travail », et le ton change dès le déballage : silhouette plus fine, coloris neutres, logo discret.
J’ai passé plusieurs semaines sur le modèle en tissu beige, le nouveau coloris « Dune », pour voir si ce virage tient la route. Spoiler mesuré : le confort est là et les réglages sont parmi les plus intelligents que j’aie manipulés sur un fauteuil. Mais l’Atlas fait aussi une impasse qui surprend pour un produit estampillé « pro ». On y revient.
Le montage m’a pris une trentaine de minutes, seul et sans précipitation. C’est le même rituel que sur les autres produits de la marque : visserie pré-triée, outil fourni, notice claire. Rien de sorcier, mais il faut compter un peu de minutie pour fixer le dossier sur la base, l’étape la plus physique de l’opération.
Ce qui m’a surpris, c’est que l’Atlas se monte plus facilement que les versions gaming de Secretlab. La silhouette plus fine et plus légère y est sans doute pour quelque chose : moins de mousse à manœuvrer, des pièces plus maniables. Pour une comparaison maison, le Titan Evo NanoGen testé l’année dernière demandait plutôt 30 à 45 minutes selon le soin qu’on y met. L’Atlas prend moins de 30 minutes, juste quelques vis à mettre. Mais tout est fourni.
Une fois assemblé, l’ensemble inspire confiance. Les jonctions sont nettes, aucune pièce ne bouge, et la finition assortie à la couleur du modèle, base, vérin et roulettes compris sur la gamme premium, donne un objet vraiment cohérent visuellement.
Visuellement, l’Atlas garde les marques d’un Secretlab mais apporte de raffinement.
Le dossier reste haut, mais il s’affine, les teintes sont posées, et le tissu SoftWeave Plus en beige est, je le redis, franchement beau : grain régulier, agréable sous la paume. Posé dans un coin de pièce, on le prend pour une chaise de bureau haut de gamme. Si vous vouliez du Secretlab sans le folklore, vous êtes au bon endroit.
Premier contact, premier réflexe : l’assise ne cède pas sous moi. L’Atlas repose sur une structure hybride ressorts + mousse, censée s’ajuster par micro-mouvements à la morphologie. Dans les faits, le maintien est ferme, et je préfère vous prévenir tout de suite : ce n’est pas un fauteuil dans lequel on s’enfonce avec un soupir d’aise.
Si vous cherchez du moelleux, du coussin qui enveloppe, passez votre chemin.