// FRANDROID — MOBILE & WEB
Une étude le confirme : les hybrides rechargeables polluent jusqu’à cinq fois plus qu’annoncé
La voiture électrique se développe rapidement, et de plus en plus d’automobilistes l’adoptent. Cependant, tout le monde n’est pas encore prêt à sauter le pas. Et certains préfèrent opter pour une auto hybride rechargeable, qui allie le meilleur des deux mondes, sur le papier. Cette alternative permet en théorie de rouler en mode 100 % électrique, mais d’avoir moins besoin de se soucier de la recharge grâce au moteur thermique. Or, c’est justement là que ça pose problème. C’est en effet ce que confirme une récente étude, menée par l’International Council on Clean Transportation (ICCT).
Cette dernière vient d’être publiée, et elle montre à quel point les voitures PHEV polluent. Et ce, car les émissions réelles sont en réalité nettement plus élevées que les chiffres d’homologation. En 2021, l’écart était de 265 %. Et le souci, c’est que ce chiffre ne cesse de grimper au cours des années. En 2022, il était de 323 %. Pire encore, en 2023, la différence a atteint 401 %. Pour le moment, les valeurs pour 2025 ne sont pas connues, mais il y a de quoi s’inquiéter.
En parallèle, l’écart d’émissions entre l’homologation et les conditions réelles pour les voitures thermiques est stable. Il était de 18 % en 2021 et de 19 % en 2023. Quelle que soit la motorisation, la part de marché était dans les deux cas en nette baisse. En 2023, les voitures PHEV ne représentaient que 16 % des ventes, contre 54 % en 2021. Pour les autos thermiques, la part était de 41 % en 2021 et elle n’était plus que de 13 % en 2023. À noter que ces chiffres concernent l’Europe tout entière.
Ils confirment ainsi une autre étude qui avait été menée en 2023 par Transport & Environment, qui pointait aussi du doigt les émissions très élevées des hybrides rechargeables. Or, il faut savoir que tous les constructeurs ne sont pas logés à la même enseigne sur le sujet. Certains affichent des écarts particulièrement grands, entre l’homologation WLTP et les conditions réelles. C’est par exemple le cas de Mercedes, avec une différence de 614 % en 2023, contre 329 % en 2021, selon l’ICCT. On peut aussi citer Volvo, dont l’écart était de 409 % en 2023.
Et globalement, tous affichent des valeurs bien différentes, et pas dans le bon sens. C’est aussi le cas pour Toyota, qui ne cesse pourtant d’expliquer que les autos PHEV polluent à peine plus que les modèles thermiques. Ainsi, l’impact des modèles hybrides rechargeables sur les constructeurs est très variable lorsque l’on prend la gamme entière en compte. Et c’est chez Volvo que la différence est la plus forte, puisque les émissions moyennes réelles sont en hausse de 163 % par rapport aux chiffres officiels.
Si l’on exclut les PHEV, l’écart n’est plus que de 15 %. Certaines marques s’en sortent tout de même un peu mieux, comme Toyota justement, avec des émissions plus élevées de « seulement » 18 %. Contre 10 % si les hybrides rechargeables étaient exclus. Mais quelle en est la raison ? Eh bien, le principal problème vient du fait que les conducteurs ne rechargent pas leur auto et roulent batterie vide.
Concrètement, l’écart vient d’un présupposé trop optimiste : l’homologation WLTP suppose que ces voitures roulent en électrique la grande majorité du temps (environ 84 % des trajets), alors que dans la réalité cette part tombe à environ 27 %. Résultat, la plupart des kilomètres sont parcourus au moteur thermique, batterie vide.
Ainsi, les émissions et la consommation flambent, celle-ci pouvant être 3,5 fois plus élevée, comme on vous l’expliquait ici.
Retrouvez tous les articles de Frandroid directement sur Google. Abonnez-vous à notre profil Google pour ne rien manquer !
C'est enregistré ! Surveillez votre boîte aux lettres, vous allez entendre parler de nous !