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Deux des mis en examen dans la mort de Quentin Deranque déposent plainte contre des militants d'ultradroite pour des violences
L'avocat de Jacques-Élie Favrot, l'ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, mis en examen pour complicité de meurtre par instigation, dénonce sur France Inter une "entreprise de désinformation massive" quand l'ultradroite lyonnaise a été présentée "comme victime" alors que, selon lui, ils était "clairement là à dessein".
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Deux plaintes ont été déposées courant juillet par des personnes mises en examen pour la mort de Quentin Deranque, visant des militants d'ultradroite pour "violences", révèle mardi 28 juillet France Inter. L'une de ces plaintes, déposées auprès du procureur de la République de Lyon, émane de Jacques-Élie Favrot. L'ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault porte plainte pour "violences avec préméditation, en réunion, avec armes et dissimulation du visage", contre quinze militants identitaires présents le 12 février à Lyon, lors des affrontements en marge de la conférence donnée par l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po, a appris France Inter auprès de son avocat.
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Sur une vidéo révélée par Le Canard enchaîné le 17 février, on voit deux groupes d'une dizaine de personnes s'affronter violemment. Le groupe identifié comme faisant partie de l'ultradroite lyonnaise est habillée de noir, et l'on voit l'usage d'une béquille, d'un parapluie et d'une bombe lacrymogène, ainsi qu'un fumigène. "Ils étaient très clairement là à dessein", juge Bertrand Sayn, l'avocat de Jacques-Élie Favrot, "alors qu'ils ont d'abord été présentés comme victimes". "Les personnes poursuivies [ndlr : dans le dossier de la mort de Quentin Deranque] ont été victimes d'une entreprise de désinformation massive", estime-t-il.
À ce stade, deux procédures pénales sont en cours. La première est l'information judiciaire sur la mort de Quentin Deranque. Trois juges d'instruction enquêtent. Neuf personnes sont mises en examen (huit pour homicide volontaire et une - Jacques-Élie Favrot - pour complicité de meurtre par instigation), toutes actuellement en détention provisoire. La deuxième procédure est une enquête préliminaire (donc sans magistrat instructeur) sur les violences commises par les militants identitaires le 12 février.
Ces deux procédures sont disjointes. Une aberration pour Bertrand Sayn. "L'enquête préliminaire est sous le contrôle total du parquet, déplore-t-il. Les éléments ne sont pas communiqués aux juges d'instruction [ndlr : qui enquêtent sur la mort de Quentin Deranque] et dans ces éléments il y a des informations qui sont fondamentales pour la manifestation de la vérité. On a fait des perquisitions chez les militants fascistes (sic), on a saisi de très nombreux téléphones, on a peut-être saisi beaucoup de matériel, quantité d'éléments qui intéressent l'enquête et nous en sommes non seulement privés, mais nous ne pouvons par ailleurs faire aucune observation sur le déroulement de l'enquête".
L'avocat estime que les deux procédures sont "en miroir", indissociables l'une de l'autre. Il dépose donc cette plainte - tout comme un autre confrère - pour pouvoir dans un second temps se constituer partie civile, et avoir accès au dossier des violences commises par les identitaires.
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