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Incendie en Gironde : les arrêtés de réquisition des agriculteurs "ne sont toujours pas arrivés", déplore le président de la chambre d’agriculture
Pour aider à combattre le feu qui embrase la Gironde depuis mercredi 22 juillet, les agriculteurs du département se mobilisent, au risque de se mettre en danger.
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Les arrêtés de réquisition des agriculteurs "ne sont toujours pas arrivés" en Gironde, déplore mardi 28 juillet sur franceinfo le président de la Chambre d’agriculture Jean-Samuel Eynard, alors que 500 agriculteurs se sont, selon lui, portés volontaires pour épauler les sapeurs-pompiers dans leur lutte contre l'incendie qui a déjà ravagé 42 000 hectares dans le département.
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Il décrit une situation "chaotique" et admet ne pas savoir "où ça bloque dans la hiérarchie". La loi prévoit en effet la réquisition par les préfets des agriculteurs volontaires et de leurs matériels, et ce "pour travailler en sécurité, de manière réglementaire", avance-t-il.
Or, sans ces ordres de réquisition, "les agriculteurs aident à leurs risques et périls", relève Jean-Samuel Eynard. "Si leurs tracteurs brûlent, s'il y a des problèmes, il vaut mieux qu'ils soient bien assurés et qu'ils aient le droit d'aller faire des prestations à l'extérieur de leurs exploitations agricoles", alerte-t-il. Selon lui, "plus d'une centaine" d'agriculteurs du département sont à pied d'œuvre en ce moment, "sans couverture, ce qui est à proprement parler scandaleux". "Heureusement qu'il y a des agriculteurs qui passent outre. Ce n'est pas bien qu'un président de Chambre d'agriculture tienne ce discours, mais la réalité c'est qu'heureusement qu'ils ont osé", assène-t-il.
Si "la nuit a été calme" et si le feu est "toujours stabilisé", comme l'indiquait la préfecture de la Gironde mardi dans son point de situation à 7 heures, les températures remontent et le vent se renforce à la mi-journée autour de l'incendie. Selon Jean-Samuel Eynard, il est impensable de "perdre du temps comme ça" : "Il y aurait besoin de toutes ces bonnes volontés au travail face au feu", déplore-t-il.
Le président de la Chambre d’agriculture de la Gironde évoque un "matériel différent" de celui des pompiers, avec la possibilité d'approcher des pistes forestières. Les agriculteurs peuvent en effet venir "remplir un camion de pompiers en train d'arroser les flammes, alors que le camion de pompiers, quand il est vide, il doit quitter le front, repartir se recharger à quelques kilomètres", détaille-t-il. "On peut également faire de l'arrosage autonome", notamment au niveau des lisières, précise Jean-Samuel Eynard.
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