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Qui sont les pompiers volontaires qui luttent contre les flammes en Gironde ?
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Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout
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Jérôme Cathala
Le combat contre les flammes a déjà blessé plus de 120 pompiers en Gironde. Parmi ceux qui prennent des risques, beaucoup ne sont pourtant pas pompiers de métier. Salariés, éducateurs ou étudiants, ils quittent leur travail, prennent parfois sur leurs vacances pour rejoindre le front.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À tout juste 18 ans, Bastien Magot donne de son temps chez les pompiers volontaires. Il a signé un contrat saisonnier en parallèle de ses études, indemnisé selon l’âge et le grade. "C’est principalement les week-ends hors vacances et pendant les vacances, notamment en été. Actuellement, juste avec les gardes, c’est environ 1400 euros, sachant qu’il y a beaucoup d’heures quand même. Ça me prend beaucoup de temps. Et après, il faut rajouter quand on part au feu et quand on fait les nuits, c’est un petit peu plus", explique-t-il.
Comme lui, 4 000 personnes sont pompiers volontaires dans le département du Var, souvent avec des emplois du temps serrés pour les travailleurs. Lisa Chorda, fonctionnaire, doit jongler depuis 16 ans entre ces deux activités. "Ce sont des périodes de 24 heures, donc là on est 24 heures sur le feu, après on a 12 heures de repos et après on peut reprendre le travail", indique-t-elle.
Certaines entreprises s’adaptent alors à leurs salariés. Dans une société de gestion des eaux, 10 jours par an sont libérés tout en gardant sa rémunération. C’est ce qui a permis à Fabrice Sounac, pompier volontaire depuis 40 ans, d’intervenir l’été dernier sur le feu des Corbières. "J’ai pu voir avec mon entreprise, s’ils pouvaient me libérer. De suite, ils ont donné l’accord. Je suis parti sur le feu. J’ai passé une journée et une nuit. Et le lendemain, ils m’ont laissé me reposer une journée de plus sans que ce soit déduit de ma fiche de paie", assure l’électrotechnicien chez Veolia.
Au total, plus d’une centaine d’employés sont concernés par cette convention avec les pompiers, un argument de poids pour attirer d’autres volontaires. "On a notamment recruté un collaborateur qui est également pompier volontaire pas plus tard que l’année dernière. On pousse à ce que nos collaborateurs s’engagent dans ce type d’action. C’est un effort d’entreprise mais c’est un effort pour le collectif, pour le territoire et on est très fiers de pouvoir le faire", affirme Frédéric Sallin, directeur du territoire de l’Aude chez Veolia. La France compte 200 000 sapeurs-pompiers volontaires. Ils représentent 78 % des effectifs d’incendie et de secours.
Ministère de l'Intérieur - Les statistiques des services d'incendie et de secours