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VRAI OU FAUX. Des bénévoles venus aider les pompiers à lutter contre les incendies ont-ils vraiment été refoulés, comme le racontent des internautes ?
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos de bénévoles qui voulaient aider dans la lutte contre les incendies racontent que les autorités leur ont refusé l'accès à la zone. C'est vrai mais cela s'explique : pour être vraiment efficace, cette aide doit être coordonnée par les pompiers.
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Alors que l'incendie qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde reste, jeudi 30 juillet, "stabilisé", selon la préfecture qui fait tout de même état de "six feux actifs" dans le département, de nombreux bénévoles ont offert leur aide pour lutter contre les flammes. Parmi eux, plus de 500 agriculteurs se sont présentés, selon la Chambre d'agriculture de Gironde. Cependant ces derniers jours, de nombreuses vidéos publiées sur les réseaux sociaux rapportent que les autorités ont refusé l'accès de la zone des incendies à des bénévoles.
L'incendie en Gironde est "stabilisé" mais avec 14 reprises de feu signalées sur la seule journée de mardi, selon la préfète
Dans une publication vue au moins 345 000 fois sur Tiktok, un artisan se filme devant son camion-citerne rempli d'eau. "On a un camion bien chargé, 12 000 litres, explique-t-il. On est à Royan, au bac. Et là vous savez quoi ? Ils nous refusent. La préfète refuse un camion, 12 000 litres !" Dans une autre vidéo, un agriculteur regrette de devoir attendre que les autorités l'appellent avant de pouvoir intervenir sur l'incendie. Ce que racontent ces vidéos est vrai, mais il y a une raison à cela. La préfecture de Gironde explique à franceinfo que, bien sûr, toute aide est la bienvenue face à cet incendie hors-norme : agriculteurs, artisans du BTP, habitants, mais pas n'importe comment.
Il faut d'abord se signaler auprès des autorités. Les agriculteurs doivent remplir un formulaire sur le site de la chambre d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine dans lequel ils doivent préciser les moyens à leur disposition (tracteur, tonne à lisier, etc.) et donner leurs coordonnées. Ensuite, ils doivent attendre d'être contactés par la Chambre d'agriculture pour se déplacer et intervenir. Pour les autres, les habitants des communes concernées par exemple, ils peuvent contacter leur mairie. L'objectif est d'organiser cette aide bénévole.
Cela permet de garantir la sécurité des personnes qui viennent aider. Les bénévoles ne sont ni entraînés, ni équipés comme les pompiers. Ils ne vont pas être envoyés dans les zones les plus dangereuses. De plus, quand elle est bien organisée, l'aide est plus efficace. Les bénévoles sont envoyés là où il y a le plus besoin d'eux, et ils ne risquent pas de gêner, par exemple, l'intervention des Canadairs. Sur franceinfo, le maire de Lacanau expliquait qu'il avait fallu interrompre des largages d'eau par avion au-dessus de sa commune, mardi 28 juillet, parce que des bénévoles se trouvaient sur place sans s'être coordonnés avec les pompiers.
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