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Test de la Steam Machine : une adorable petite console plombée par son prix
Le nom Steam Machine n’est pas nouveau, car il fait d’abord référence à une gamme de PC sous SteamOS conçus par différents constructeurs (comme Alienware, Zotac, Gigabyte) avec des fiches techniques qui variaient selon les modèles. Mais entre une stratégie commerciale incompréhensible avec des dizaines de machines aux profils radicalement différents et parfois très chères, et surtout une optimisation aux fraises avec un catalogue de jeux réduit, le concept de Steam Machine s’est progressivement éteint en 2018 d’une mort discrète.
Mais la mort des premières Steam Machine a donné lieu à deux projets majeurs en interne chez Valve. D’une part Proton, sa propre couche de compatibilité basée sur Wine pour faire tourner des jeux Windows sur Linux sans l’intervention des développeurs. Et, d’autre part, Valve a compris qu’il devait maîtriser son matériel de A à Z plutôt que de se reposer sur des partenaires tiers.
Quatre ans après, en 2022, Valve lance le Steam Deck, sa première console portable, tournant sur une toute nouvelle version de SteamOS, mais sauvée par Proton pour assurer une compatibilité avec Linux sur de nombreux jeux. Le Steam Deck est un carton absolu, concrétisant enfin, près de dix ans plus tard, la vision initiale des Steam Machines.
Mais Valve n’a pas abandonné sa Steam Machine et compte bien proposer sa propre console de jeux, une sorte d’hybride entre un PC et une console de salon classique, alors que le jeu PC n’en finit plus de convaincre les joueurs et les développeurs. Quatre ans après, entre en scène la vraie Steam Machine et on a des choses à vous dire.
On le sait, la Steam Machine prend la forme d’un cube et s’est très vite affublée du sobriquet de GabeCube (en référence à l’emblématique Gabe Newell, co-fondateur de Valve). Sobre est le mot qui revient quand on regarde la Steam Machine, un châssis tout de noir vêtu avec un revêtement similaire à la Xbox Series X. La face avant est divisée en deux parties : une plaque en façade amovible, grâce à un système aimanté, qui, une fois retirée, révèle les entrailles de la machine.
Attention tout de même, la face avant est « protégée » par une grille en plastique, et non métallique, rendant la machine bien plus fragile sans cette plaque de façade. Si vous voulez laisser respirer votre Steam Machine en plein été, on a là une première solution (mais attention à la poussière).
Celle-ci pourra être personnalisée à l’envi, soit par un simple achat auprès d’un équipementier tiers, soit via une impression 3D alors que Valve fournit les différents fichiers CAD nécessaires à son impression. La plaque prend ainsi une très grande partie de la face et se voit séparée par une élégante bande LED multicolore du reste de la connectique de façade.
Honnêtement, on est sur un design plutôt élégant si ce n’est passe-partout. Ses dimensions réduites en font un objet intégrable à tout type de setup, qu’on parle d’un salon ou d’un bureau de PC.
On remarque cependant un petit défaut : le châssis est très sensible à la poussière et aux traces de doigts en surface. Si vous ne manipulez pas l’objet constamment, cela ne devrait pas poser problème, mais si vous êtes à cheval sur l’esthétique et la propreté de votre setup, c’est à noter.
La connectique est d’ailleurs adaptée pour toutes les configurations. Pour un écran PC, vous aurez du DisplayPort 1.4 pour jouer jusqu’en 4K 240 Hz avec la compatibilité du rafraîchissement variable via AMD FreeSync. Deux ports USB 3.2 Gen 1 se trouvent à l’avant à côté d’un emplacement microSD, pour vos différents périphériques. Pour dépanner, deux ports plus lents en USB 2.0 sont présents à l’arrière, et un seul port USB-C (en USB 3.2 Gen 1) répond à l’appel. On regrette la présence d’un seul de ces ports, le déséquilibre est assez massif entre les deux normes.