// FRANDROID — MOBILE & WEB
J’ai testé le Ninja BlendBoss : pourquoi ce petit blender a remplacé mon KitchenAid !
Sur un marché saturé par des marques historiques, Ninja arrive avec une proposition de blender un peu différente, qui consiste à faire de la gourde le bol du blender : on verse les ingrédients dedans, on retourne l’ensemble sur la base motorisée, et une fois le cycle terminé on remplace le bloc de lames par un couvercle à bec verseur pour partir avec sa boisson.
Le format surfe évidemment sur la vague des gourdes isothermes qu’on croise partout depuis deux ans, et la marque décline l’appareil en six coloris pour bien enfoncer le clou.
J’utilisais jusqu’ici un KitchenAid Blender K400 Artisan (1200 W), un blender sérieux, puissant mais encombrant, que j’utilisais pour à peu près tout. En bon client, j’avais acheté la panoplie d’accessoires, dont la gourde compatible à 70 euros.
La question que je me suis posée en ouvrant la boîte du BlendBoss était donc assez simple : est-ce qu’un appareil compact à 130 euros peut rivaliser avec l’usage quotidien d’un blender KitchenAid, équipé de ses accessoires, bien plus cher ? Je l’ai utilisé pendant plusieurs semaines pour mes smoothies du matin et mes préparations d’apéritif, faisons le bilan.
Dans la boîte vous trouverez la base motorisée, une gourde avec son couvercle, un bloc de lames à viser sur la gourde, une paille amovible et un livret de recettes (très américain dans ses propositions de mixtures).
Ce qui frappe en sortant l’appareil du carton, c’est le rapport entre l’encombrement et la puissance annoncée. La base fait une dizaine de centimètres de haut, avec la gourde vissée dessus on atteint les 33 cm pour 18 cm de large. Le blender trouve très facilement sa place sur mon plan de travail. Étonnant pour un appareil de 1 100 watts. Les 2,4 kilos annoncés sur la balance ne se ressentent pas vraiment quand on la manipule, et les deux ventouses situées sous le socle tiennent parfaitement sur mon plan de travail sans y laisser la moindre marque.
Le cordon de 80 centimètres est court dans l’absolu, mais je ne l’ai jamais vécu comme une contrainte, tout simplement parce qu’un appareil de ce gabarit se pose à côté d’une prise sans qu’on se pose de question. La gourde, elle, a des parois nettement plus épaisses qu’une gourde classique, ce qui la rend un peu plus lourde à vide mais explique aussi qu’elle encaisse le mixage sans problème de solidité.
La base propose trois cycles préprogrammés, Smoothie sur 55 secondes, Blend sur 60 secondes et Crush sur 50 secondes, auxquels s’ajoute un mode Pulse manuel. Chacun combine des phases de rotations et des pauses censées éviter d’avoir à surveiller la préparation.
À l’usage, je me suis rendu compte au bout de quelques essais que je lançais systématiquement le programme Pulse manuel, quel que soit le contenu de la gourde, et que le résultat était bon à chaque fois. En réalité, ces « modes » relèvent davantage de l’argument commercial que d’une vraie nécessité.
Mes usages se sont assez vite stabilisés autour de deux choses : les smoothies du matin, parfois préparés la veille et conservés en format gourde au frigo, et les sauces ou préparations à tremper pour l’apéritif, même si la taille du contenant me laisse dubitatif. Sur ce rythme d’utilisation quotidienne, l’appareil ne m’a jamais donné l’impression de forcer.