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Test Samsung Galaxy Z Fold 8 Ultra : un pliant qui améliore la recette et sale l’addition
Avec le Galaxy Z Fold 8 Ultra, Samsung pousse encore plus loin sa vision du smartphone pliant haut de gamme. Plus ambitieux que jamais, ce nouveau modèle entend surtout faire oublier une facture qui atteint elle aussi de nouveaux sommets.
Avec le Galaxy Z Fold 8 Ultra, Samsung repense sa gamme de smartphones pliants. Le constructeur, présent sur ce marché depuis 2019, doit désormais composer avec des rivaux plus offensifs et l’arrivée très attendue d’Apple sur le segment à la rentrée 2026.
La réponse passe donc par une nouvelle hiérarchie : le format du Z Fold 7 devient Ultra, tandis qu’un Fold 8 au format passeport occupe l’échelon inférieur. Une logique censée rapprocher les séries Z et S, même si le changement de nom ressemble aussi à une habile façon de maquiller une hausse des prix.
Ce modèle est malgré tout l’évolution directe du Galaxy Z Fold 7, sorti l’été dernier. Samsung mise sur un boîtier encore aminci, une puce haut de gamme, une batterie en silicium-carbone, un écran interne renforcé et un volet photo amélioré. L’ensemble vise l’ultra-premium face aux Motorola Razr Fold et Honor Magic V6.
La facture suit ce positionnement : comptez 2199 € en version 12/256 Go, soit 100 € de plus que le Z Fold 7, qui avait déjà subi une augmentation de 100 €. Chez Samsung, l’Ultra désigne donc aussi le tarif — au moins, le message est-il clair.
Le Samsung Galaxy Z Fold 8 a soigné son summer body avec 215 g sur la balance, moins que les 224 g atteints par certaines versions du Honor Magic V6. Fermé, il mesure 158,4 x 72,8 x 8,9 mm ; ouvert, il passe à 158,4 x 143,2 x 4,1 mm, soit encore 0,1 mm de gagné. Il est aussi moins encombrant qu’un Galaxy S26 Ultra (163,6 x 78,1 mm). Malgré cette finesse rare pour un pliant, il ne paraît pas fragile, même si l’on resserre instinctivement la prise.
Son châssis en aluminium Armor associe légèreté et rigidité avec du verre Gorilla Glass Victus Ceramic 3 devant et du Victus 2 au dos. Les deux parties se rejoignent sans interstice une fois l’appareil refermé. La charnière paraît robuste et supporte les manipulations franches, mais sa fermeté peut compliquer un peu l’ouverture. Déplié, le terminal inspire confiance, sans toutefois donner envie de tester sa résistance aux chutes… On n'est pas des brutes !
À l’extérieur, le cover display couvre près de 86 % de la façade. Ses bordures contenues rapprochent l’usage de celui d’un smartphone haut de gamme classique, tandis qu’une caméra selfie prend place en haut dans un poinçon centré. Sur la tranche droite, très plate, les commandes restent faciles à atteindre. Le lecteur d’empreintes est par ailleurs intégré au bouton d’alimentation.
La reconnaissance faciale complète l’arsenal de sécurité, même si elle n’est pas aussi poussée que Face ID d’Apple. Samsung ajoute d’ailleurs un second module photo dans un poinçon situé sur la partie droite de l’écran interne. Ce dernier s’étale quant à lui sur plus de 90 % de la surface disponible. La pliure centrale se montre encore plus effacée au regard comme au toucher, grâce à une nouvelle charnière et la structure Flex Titanium.
Cette construction ajoute un plateau en titane rendu souple par des microperforations, puis une couche supérieure en alliage de titane. Elle a pour effet de limiter la marque du pli et empêcher qu’elle se creuse avec le temps. Le bloc photo rappelle celui des S26 mais dépasse d’environ 4 mm, rendant le smartphone instable sur une table, ouvert comme fermé. Une coque peut réduire ce mouvement, qui devient vite agaçant dès qu’on l’utilise à plat.