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Actualité : Coupe du monde 2026 : j'ai épluché les technologies du Mondial et le vrai arbitre cette année… c'est l'IA
Vous ne le savez peut-être pas, mais la Coupe du monde qui se joue en ce moment en Amérique du Nord est la plus surveillée de l'histoire. Chaque joueur a été scanné en 3D avant le tournoi, le ballon transmet 500 données par seconde. Et dans l'oreillette de l'arbitre, une intelligence artificielle lui souffle les décisions. Bienvenue dans le football augmenté.
© Les Numériques / FIFA - Coupe du monde 2026 : d'un côté, l'arbitre assistant et son drapeau au bord de la pelouse ; de l'autre, les serveurs Lenovo qui alimentent le système de hors-jeu semi-automatique. En 2026, la décision se joue autant sur le terrain que dans les centres de données.
La Coupe du monde 2026, lancée le 11 juin aux États-Unis, au Canada et au Mexique, transforme ses 16 stades en laboratoires technologiques. Entre 10 et 14 caméras de tracking par enceinte, un ballon truffé de capteurs, des avatars numériques de chaque joueur et un système d'alerte automatique pour les hors-jeu les plus flagrants composent le dispositif le plus ambitieux jamais adossé à une compétition internationale.
Derrière cette vitrine, un partenariat industriel massif. Lenovo, géant chinois de l'informatique pesant 57 milliards de dollars de chiffre d'affaires, occupe le rang de “FIFA Partner”, la catégorie de sponsoring la plus élevée de l'institution. Le montant du contrat n'a jamais été rendu public, mais les accords de rang inférieur se négocient entre 65 et 95 millions de dollars selon la Sponsorship Marketing Association.
Au cœur du Centre international de diffusion (IBC) de Dallas, des opérateurs de Host Broadcast supervisent la production des 104 matchs du Mondial 2026. C'est depuis cette salle que transitent les flux vidéo distribués sur plus de 1000 écrans dans les enceintes FIFA, avec une latence ramenée à moins de 5 s grâce aux serveurs Lenovo ThinkSystem SR635 V3.
L'ampleur du déploiement donne une idée de l'investissement : 17 000 appareils Lenovo et Motorola répartis sur les sites, plus de 200 ingénieurs mobilisés, des serveurs ThinkSystem SR635 V3 installés au Centre international de diffusion à Dallas, et un centre de commandement technologique opéré depuis Miami en temps quasi réel. La latence des flux IPTV a été ramenée à moins de 5 s sur plus de 1000 écrans répartis dans les enceintes FIFA.
Un ingénieur intervient sur les baies de serveurs Lenovo estampillées FIFA World Cup 2026, au Centre international de diffusion de Dallas. Ces machines traitent et distribuent en temps quasi réel les flux vidéo des 104 matchs du tournoi vers les diffuseurs du monde entier. Plus de 200 ingénieurs Lenovo sont mobilisés sur l'ensemble des sites de la compétition.
Le système SAOT (Semi-Automated Offside Technology), opéré par Hawk-Eye Innovations, existait déjà au Qatar en 2022, mais dans une version où chaque alerte transitait exclusivement par la cabine d'assistance vidéo à l'arbitrage (la fameuse VAR). En 2026, les hors-jeu les plus flagrants remontent directement dans l'oreillette de l'arbitre assistant, qui peut lever son drapeau sans attendre de validation.
La FIFA a resserré le seuil de déclenchement de 50 à 10 cm de marge par rapport à la ligne défensive. Autrement dit, la machine tranche désormais sur des écarts qu'aucun œil humain ne saurait évaluer en temps réel.
Dans les coulisses du Mondial 2026, un opérateur supervise le système de hors-jeu semi-automatique. Sur l'écran principal, les caméras EPTS (Electronic Performance and Tracking Systems) reconstituent le squelette de chaque joueur et tracent la ligne de hors-jeu. À droite, le panneau de contrôle affiche un score de fiabilité de la posture détectée (ici 91 %) avant validation.