// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
La nature française disparaît malgré des progrès réels : les chiffres qui révèlent l’ampleur du problème
Les engrais phosphatés sont-ils encore indispensables à notre agriculture ? La question devient cruciale. Massivement utilisés depuis le XXe siècle pour accroître la production, ils sont aujourd’hui pointés du doigt pour leur contribution à la pollution au cadmium. Des recherches récentes suggèrent pourtant qu’en France, les sols pourraient contenir suffisamment de phosphore pour s’en passer pendant plusieurs décennies. Qu'en sera-t-il ensuite ?... Lire la suite
Dans les forêts, dans les champs, dans les zones humides et dans les océans, le monde vivant recule partout, et la France est l’un des pays du monde où la biodiversité s’est le plus effondrée. A tel point qu’il est maintenu devenu indispensable de réensauvager notre pays, mais pourquoi ?... Lire la suite
Comment se porte l’environnement en France ? Pas très bien, sans surprise, mais le bilan n'est pas uniquement négatif. Sur certains points, notre environnement s'est aussi amélioré et ces avancées prouvent que de grandes décisions peuvent avoir un effet réel.
La nature française disparaît et le climat de notre pays se réchauffe de manière explosive. En cause, les activités économiques qui « exercent de fortes pressions sur les ressources et les milieux ».
Même si les efforts entrepris ne sont jamais assez importants, les différents gouvernements qui se sont succédé ces dernières décennies ont mené des actions, dont certaines ont réussi à porter leurs fruits. C'est ce qu'expose le dernier « bilan environnemental de la France » publié par le Commissariat général au développement durable fin mai 2026.
« Les moyens financiers mobilisés pour prévenir les pollutions, restaurer les milieux et limiter la surexploitation des ressources atteignent 100 milliards d'euros en 2023, soit 3,5 % du PIB. Les émissions de gaz à effet de serre et de nombreux polluants poursuivent leur baisse. » Les dépenses environnementales progressent donc plus vite que l'économie depuis 2020.
Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 32 % depuis 1990, et cela, grâce aux nouvelles réglementations et à l'essor de la transition écologique, avec notamment, le développement des énergies renouvelables. De plus, « la qualité de l'air et certains paramètres de qualité de l'eau s'améliorent ».
Les entreprises sont désormais obligées d'avoir une éthique environnementale et même si le greenwashing existe, les progrès sont réels dans plusieurs domaines : les prélèvements d'eau pour l'industrie ont reculé de 32 % en 16 ans.
La qualité de l'air s'est nettement améliorée dans notre pays. © SDES
L'agriculture se transforme également, et le recours à des produits néfastes pour la nature régresse : « les produits de biocontrôle et utilisables en agriculture biologique représentent désormais 36 % des ventes de produits phytopharmaceutiques, contre 17 % en 2010 ».