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Actualité : "Généré par IA" : ce label est désormais obligatoire en Europe, voici ce que ça change pour vous
Fini le flou : depuis le 2 août, l'Europe oblige les chatbots à dire qu'ils sont des machines, les deepfakes à porter une étiquette, et les contenus générés par IA à se signaler. Les contrevenants risquent jusqu'à 15 millions d'euros.
© A_Iv / Montage Les Numériques - Depuis le 2 août 2026, les deepfakes et contenus générés par intelligence artificielle en Europe devront porter un label officiel, comme celui-ci.
Depuis samedi 2 août, une règle simple s'applique partout en Europe : si une IA vous parle, elle doit le dire. Si elle fabrique une image, une vidéo, une voix ou un texte, le contenu doit porter une étiquette.
Deux ans après l'adoption de l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, Bruxelles passe à l'exécution : le Bureau européen de l'IA (AI Office) et les autorités nationales peuvent désormais sanctionner les contrevenants, avec des amendes allant jusqu'à 15 millions d'euros.
Le texte vise précisement quatre catégories d'usages. Les systèmes d'IA interactifs (chatbots, agents, avatars) devront avertir leur interlocuteur qu'il échange avec une machine. Les contenus synthétiques "d'apparence réaliste" (image, audio, vidéo) devront porter un marqueur "AI" lisible par l'humain et par la machine, et un label "AI-Generated" (“Généré par IA”) lorsqu'ils sont entièrement générés. Les textes produits par IA et publiés sur des sujets d'intérêt public sans contrôle éditorial humain tombent sous la même règle.
Enfin, les dispositifs de reconnaissance émotionnelle ou de catégorisation biométrique devront informer les personnes exposées. La Commission a publié le 20 juillet 2026 des lignes directrices détaillées et un jeu d'icônes harmonisé pour accompagner la mise en conformité.
Les trois icônes officielles créées par la Commission européenne pour le marquage des contenus IA : "AI Generated" (entièrement généré par IA), "AI" (icône basique) et "AI Modified" (contenu humain partiellement modifié par IA). Leur utilisation est facultative, mais l'obligation d'étiquetage, elle, ne l'est pas.
Côté sanctions, la mécanique est redoutable : jusqu'à 15 millions d'euros ou 3 % du chiffre d'affaires annuel mondial pour les entreprises, et 750 000 euros pour les institutions et agences de l'UE. Le principe de proportionnalité sera appliqué aux PME et aux petites ETI.
Deux exceptions : les échanges privés (conversations de groupe, messages personnels) échappent à l'obligation de marquage, tout comme les œuvres de fiction, de satire ou de création artistique dont la nature est évidente. En clair, un deepfake parodique d'un chef d'État qui chante du karaoké n'a pas besoin de label ; le même visage collé sur une fausse allocution au format JT, si.
Pour y voir clair, la Commission a publié une courte vidéo explicative :