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Test Ray-Ban Meta Blayzer Optics (Gen 2) : les lunettes connectées qui se font enfin oublier
La seconde génération des Ray-Ban Meta promet une monture d’abord pensée pour les porteurs de verres correcteurs. Grande taupe devant l'Éternel, nous avons vissé les Blayzer Optics (avec correction) sur notre nez pendant un mois pour voir si la promesse était tenue.
Deux millésimes durant, les Ray-Ban Meta ont fait office de lunettes de soleil connectées, le géant des réseaux sociaux ayant glissé sa technologie dans des montures iconiques de Ray-Ban, telles que les Wayfarer, Headliner et Skyler. Charge ensuite aux personnes à la vue déficiente de commander des verres correcteurs moyennant un supplément.
La monture Blayzer Optics testée ici inverse la logique. Avec sa cousine Scriber, plus arrondie, elle a d’emblée été conçue pour accueillir une correction et se porter du matin au soir. Un détail aperçu lors de notre jumelage en dit d’ailleurs long sur les intentions du fabricant : dans l’app, ces lunettes ne sont pas annoncées comme de simples Ray-Ban Meta, mais comme des Ray-Ban Meta Optics.
Au regard du nombre toujours croissant de porteurs de lunettes de vue, cette stratégie n’a évidemment rien d’anodin. Pour transformer ses lunettes connectées en produit de masse, Meta doit convaincre celles et ceux qui portent déjà des lunettes toute la journée, et pas seulement les amateurs de solaires.
Telle est donc l'ambition de ce modèle. Lunettes connectées obligent, on retrouve tout de même dans la monture la plateforme des Ray-Ban Meta Gen 2. Toujours pas d’écran ni de réalité augmentée au programme (des technologies pour l'heure réservées aux Meta Display), mais un capteur photo de 12 Mpx niché dans le coin avant gauche, la captation vidéo 3K, des haut-parleurs open ear dissimulés dans les branches, six microphones (contre cinq auparavant) et l’assistant vocal Meta AI.
À sa sortie, la monture Blayzer Optics est proposée à partir de 469 € en France, là où une Gen 2 classique de type Wayfarer débute à 420 €.
Un peu de contexte personnel s’impose pour ce test. Nous avons très régulièrement porté pendant un an des Wayfarer de première génération équipées de verres adaptées à notre vue, en lieu et place de nos lunettes habituelles. L’expérience était globalement positive, à un détail près. En fin de journée, la pression sur l’arête du nez et les tempes finissait par se rappeler à notre mauvais souvenir, et l'auteur de ces lignes était rarement fâché de les ôter le soir venu. Sans parler du fait de devoir les remettre dans leur étui pour les recharger au moins une fois par jour.
Il faut avoir l'œil pour distinguer ces Ray-Ban connectées des modèles classiques.
Voilà maintenant un mois que la Blayzer Optics a pris le relais, toujours avec une correction. La différence se sent plus qu’elle ne se voit, nous avons tout simplement l’impression de porter des lunettes beaucoup plus classiques. Aucun inconfort à la fin de la journée, aucune envie pressante de les retirer en rentrant chez nous. Pour un produit qui ne fonctionne que s’il reste sur le visage, c’est sans aucun doute le progrès le plus important de cette monture.
Ce confort ne doit pourtant pas grand-chose à la balance. Avec un poids annoncé aux alentours de 49 g, la Blayzer ne fait pas vraiment mieux que les autres montures Gen 2 sur le papier. Qu'est-ce qui change, alors ? Les charnières offrent une dizaine de degrés de rotation supplémentaires, de sorte que les branches compriment beaucoup moins les tempes après plusieurs heures de port.