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Les États-Unis refusent aux pays du G7 l’accès aux IA d’Anthropic, coupées dans le monde entier
Le bras de fer dure depuis cinq jours et il a débarqué en plein sommet du G7. Le département du Commerce américain a interdit l’exportation des derniers modèles d’Anthropic, Fable 5 et Mythos 5, au nom de la sécurité nationale.
La mesure vise tous les ressortissants étrangers, y compris hors des États-Unis. Comme Anthropic n’a aucun moyen de vérifier la nationalité de chaque utilisateur en temps réel, l’entreprise a coupé l’accès à ces deux IA pour tout le monde, en France comme ailleurs.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a demandé à Donald Trump une exception pour le Royaume-Uni, en marge du sommet d’Évian-les-Bains. Mais le gouvernement américain a forcé Anthropic à couper ses modèles, et il n’a pas l’intention de revenir en arrière : selon le New York Post, un responsable de l’administration a jugé qu’accorder une exception aux alliés serait « parfaitement illogique ». La demande britannique a donc été rejetée.
L’origine de la décision serait une faille de sécurité. Un « jailbreak », c’est-à-dire une méthode pour contourner les garde-fous, permettrait selon Washington de pousser ces IA à repérer des vulnérabilités dans des logiciels. De quoi inquiéter sur un usage par des pirates. Anthropic conteste : l’entreprise parle d’une faille « mineure » et juge disproportionné de retirer un modèle commercial utilisé par des millions de gens, surtout après avoir testé ses garde-fous avec les agences gouvernementales. L’alerte serait partie d’Amazon, premier investisseur d’Anthropic.
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Le patron d’Amazon serait à l’origine de la coupure de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic
Au déjeuner du G7, le 17 juin, Dario Amodei, CEO d’Anthropic, a appelé les dirigeants à ne pas se diviser autour de l’IA, devant un Donald Trump assis à la même table. Le président américain a simplement assuré que les négociations avec Anthropic se passaient « bien ». Le différend n’est pas nouveau : en début d’année, l’entreprise avait déjà été classée « risque pour la sécurité nationale » après avoir refusé de fournir ses modèles pour la surveillance et les armes autonomes.
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Pour les utilisateurs européens, la leçon est rude : un outil étranger peut disparaître du jour au lendemain sur décision d’un autre État. Les autres modèles d’Anthropic, eux, restent accessibles, mais la peur que ces IA atterrissent entre de mauvaises mains n’est pas près de s’éteindre.
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