// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Le voile se lève sur les petits points rouges : les astronomes sur la piste d'étoiles 100 000 fois plus massives que le Soleil
Les astrophysiciens relativistes se posent des questions au sujet de l'existence d'étoiles incroyablement massives depuis presque 60 ans car elles donnent des solutions à certaines énigmes. Elles auraient notamment fait partie des toutes premières étoiles nées après le Big Bang, mais aucun télescope n'en avait jusqu'ici découvert. Remarquablement, cela vient peut-être de changer...... Lire la suite
Comment sont nés les trous noirs supermassifs, dont certains sont à l'origine des quasars, tapis au centre des galaxies ? Ils se seraient formés à partir d'étoiles géantes qui se seraient ensuite effondrées en trous noirs géants, germes des trous noirs supermassifs.... Lire la suite
Les étoiles connues dans l'Univers ne dépassent guère la centaine de masses solaires. Toutefois, quelques centaines de millions d'années après le Big Bang, les conditions physiques et chimiques étant différentes, on soupçonne que des étoiles bien plus massives étaient alors possibles, avec 100 000, voire un million de masses solaires. En fait, le télescope spatial James-Webb pourrait les avoir enfin détectées... Mais comment ?
La découverte il y a quelques années dans les observations rendues possibles par le télescope spatial James-Webb (JWST) des fameux Little Red Dots (LRD) - ces mystérieux « petits points rouges » - n'est pas sans rappeler celle des quasars au début des années 1960. La radioastronomie était alors en plein essor avec des instruments géants que complétait la mise en service de grands télescopes observant dans le visible depuis le début du XXe siècle.
Les quasars apparaissaient comme des astres paradoxaux, dont les populations étaient importantes quelques milliards d'années après le Big Bang, avant de décliner par la suite.
Dans le cas des LRD, il s'agit pour le moment de plus de 300 objets observés dans l'infrarouge. On les voit qui commencent à apparaître dans les données du JWST environ 600 millions d'années après le Big Bang, avant de sembler disparaître 1,5 milliard d'années plus tard dans ces mêmes données. On sait qu'ils sont compacts, lumineux et émettent une combinaison caractéristique et inédite de lumière rouge et ultraviolette.
Les premières interprétations théoriques suggéraient, d'une part, que ces astres étaient entourés par des nuages de gaz et de poussière (d'où leur couleur anormalement rouge) et, d'autre part, qu'il s'agissait probablement de trous noirs supermassifs accrétant de la matière au cœur des galaxies, comme les quasars justement.
Depuis, on assiste à des séries de publications qui sont des variations sur cette hypothèse, ainsi que sur celle déjà envisagée aussi pour expliquer les LRD dans le cadre de l'astrophysique relativiste, des étoiles supermassives décrites par la théorie de la relativité générale, notamment par des pionniers comme le grand astrophysicien indien Chandrasekhar et Richard Feynman, lauréat lui aussi du prix Nobel de physique.
Les astrophysiciens relativistes se posent des questions au sujet de l'existence d'étoiles incroyablement massives depuis presque 60 ans car elles donnent des solutions à certaines énigmes. Elles auraient notamment fait partie des toutes premières étoiles nées après le Big Bang, mais aucun télescope n'en avait jusqu'ici découvert. Remarquablement, cela vient peut-être de changer...... Lire la suite
L'astrophysicien Devesh Nandal, de l'Observatoire du Harvard College, qui fait partie du Center for Astrophysics, explore avec ses collègues cette dernière hypothèse depuis quelque temps et, avec eux, il vient de mettre en ligne - en accès libre sur arXiv - un nouvel article sur le sujet, publié dans The Astrophysical Journal Letters.