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Éclipse du 12 août : comment vérifier que vos lunettes protègent vraiment vos yeux
La semaine prochaine, le ciel devrait produire un événement particulièrement rare, une éclipse solaire. Si l’éclipse ne sera pas parfaitement complète depuis le territoire hexagonal, jusqu’à 99 % de la surface du disque solaire sera néanmoins couverte par la Lune.
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Pour observer ce type d’événement, il est indispensable d’opter pour des lunettes spécifiques, sous peine de se brûler la rétine et d’endommager sa vue de manière permanente. Rappelons par ailleurs que, s’il est possible d’ôter ses lunettes durant la phase totale de l’éclipse, comme ce sera le cas en Espagne ou en Islande, le plafond de l’éclipse à 99 % en France métropolitaine impose de garder ses lunettes tout au long de l’événement.
Seulement, quelles sont les règles à respecter et les lunettes d’éclipse à privilégier pour s’assurer une bonne protection ? C’est ce qu’on va voir dans cet article.
La référence à connaître pour des lunettes d’éclipse tient en une suite de chiffres : ISO 12312-2:2015. Cette norme internationale encadre la conception des filtres pour l’observation directe du Soleil, sans grossissement. La DGCCRF la présente comme la référence de sécurité, à condition que sa mention figure bien sur les lunettes, l’emballage ou une notice.
À côté, le marquage CE est obligatoire et atteste que le produit répond à la réglementation européenne.
Le problème est bien réel. Des modèles apparemment certifiés ne le sont parfois pas. Début juillet, l’UFC-Que Choisir a passé au crible dix paires de lunettes d’éclipse. Sur l’essentiel, toutes filtrent correctement le rayonnement solaire. En revanche, les instructions, le marquage et les certificats ne respectent pas toujours les obligations réglementaires.
Dans notre cas, nous avons acheté une paire sur Amazon dont la notice renvoie vers une certification en ligne… parfaitement inexistante.
En fait, un contrôle sérieux prend quelques secondes. La Société astronomique de France, qui a appelé à la vigilance dès le mois de juin, liste les mentions à repérer au verso de la monture. On doit y trouver la norme ISO 12312-2:2015, le marquage CE, une notice en français, ainsi que la date de fabrication, le fabricant et le distributeur en France. Une notice uniquement en anglais ou un fabricant introuvable doit alerter, car sans ces informations, impossible de savoir vers qui se retourner en cas de problème.
Un dernier contrôle est purement physique. Placez le filtre devant une lampe puissante : s’il est intact, quasiment aucune lumière ne passe. La moindre rayure, un trou ou un pli laisse filtrer la lumière et disqualifie la paire, même certifiée à l’origine. Ce réflexe vaut aussi pour les vieux modèles : des lunettes non conformes ont été repérées en kiosque cet été, comme le détaille Numerama.