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Pluton perd-elle son atmosphère ? Ce qu’une chute de pression de 16 % révèle vraiment
Pluton est trop petite pour avoir gardé significativement la chaleur de sa naissance et pourtant sa surface porte d'étonnantes traces de son activité planétaire. Une équipe de chercheurs vient d'en découvrir une nouvelle preuve dans les archives des données prises lors du survol de Pluton en 2015.... Lire la suite
Galilée a le premier observé les anneaux de Saturne avec sa lunette, mais sans comprendre vraiment leur nature. Depuis, on en a trouvé autour de bien des corps célestes du Système solaire. Il semblerait que certains sont en cours de formation. Ce qui est sûr, c'est que même des astronomes citoyens peuvent aider à leur étude !... Lire la suite
En utilisant, au cours de la dernière décennie, le phénomène des occultations stellaires pour surveiller l'état de l'atmosphère de Pluton depuis la Terre, une équipe d'astronomes est arrivée à la conclusion que celle-ci est en train de changer. Qu'est-ce que cela signifie ? Va-t-elle disparaître ?
Le Planetary Science Institute est une organisation privée vouée à l'exploration du Système solaire dont le siège social est situé à Tucson, en Arizona. L'institut y a été fondé en 1972 par William Hartmann, un planétologue états-unien qui fut le premier à convaincre la communauté scientifique que la Terre avait été percutée par un corps de la taille d'une planète, Théia, cette collision géante aboutissant à la naissance de la Lune.
Or, dans un communiqué de cet institut, la planétologue Amanda Sickafoose déclare : « Je suis toujours émerveillée de constater que la technique très simple consistant à regarder la lumière d'une étoile diminuer puis réapparaître nous permet d'étudier une atmosphère ténue, dont la pression n'est que de quelques millionièmes de celle de la Terre, autour d'un monde dont la taille équivaut aux deux tiers de celle de la Lune et qui se trouve trente fois plus loin du Soleil. »
Couches de brume de Pluton observées par la sonde New Horizons en 2016. © Nasa, JHUAPL, SwRI
Amanda Sickafoose est à la tête d'une équipe de chercheurs qui vient de faire une publication intéressante dans The Planetary Science Journal, et dans laquelle ils annoncent qu'ils ont pu mesurer les variations de la pression atmosphérique à la surface de Pluton au cours de la dernière décennie et ce... depuis le sol !
Rappelons que l'atmosphère de Pluton est principalement composée d'azote, ainsi que d'autres composés carbonés, comme le méthane et le monoxyde de carbone, qui peuvent se combiner pour former des brumes, brumes bien visibles dans les images de la mission New Horizons lors de son survol en 2015.
Pluton est trop petite pour avoir gardé significativement la chaleur de sa naissance et pourtant sa surface porte d'étonnantes traces de son activité planétaire. Une équipe de chercheurs vient d'en découvrir une nouvelle preuve dans les archives des données prises lors du survol de Pluton en 2015.... Lire la suite
Mais, selon les chercheurs, si la pression atmosphérique de Pluton est restée stable depuis ce survol jusque vers le milieu de l'année 2021, la pression globale a diminué de 16 % au total entre cette date et juillet 2023.