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Veste réfléchissante obligatoire en trottinette électrique : cinq marques plus stylées que le simple gilet jaune
L’arrêté n°2026-00969 du préfet de police, signé le 7 août 2026 et entré en vigueur dès son affichage, rend obligatoires à toute heure le port du casque et celui d’un gilet de haute visibilité ou d’un équipement rétro-réfléchissant, pour tout conducteur d’engin de déplacement personnel motorisé (EDPM) circulant sur la voie publique à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne.
En cas d’infraction, une contravention de 2e classe pour le défaut d’équipement réfléchissant (35 euros forfaitaires) peut vous être donnée, voire de 4e classe pour l’absence de casque (135 euros).
La formulation de l’arrêté est plus souple qu’il n’y paraît, puisqu’elle accepte « un gilet de haute visibilité ou un équipement rétro-réfléchissant ». Mais les deux doivent être « conformes à la réglementation », et cette réglementation existe. L’arrêté du 24 juin 2020 impose trois conditions cumulatives.
En pratique, le marquage CE est le critère principal. Deux normes le matérialisent aujourd’hui : l’EN ISO 20471 pour la haute visibilité professionnelle, et surtout l’EN 17353, qui a absorbé les anciennes EN 1150 (vêtements non professionnels) et EN 13356 (accessoires), toutes deux annulées. Un produit certifié EN 17353 de type B ou AB couvre la visibilité nocturne par rétro-réflexion, exactement ce que demande l’arrêté.
À l’inverse, un gilet vendu comme « accessoire de visibilité » sans certification EPI ne vous mettra pas en règle, aussi réfléchissant soit-il.
Après ce petit point réglementation, voici donc une sélection non exhaustive de marques proposant des équipements réfléchissants stylés.
Rencontrée aux Prodays 2025, la marque belge installée à Loos possède aujourd’hui un catalogue bien complet : gilets, vestes, couvre-sacs, brassards. Sa collection 2026 s’articule autour du duo haut de gamme Urban Pro, une veste imperméable à capuche mêlant motif camouflage réfléchissant et bas fluo, complétée par un surpantalon à larges ouvertures latérales. Comptez environ 80 euros pièce, vendus séparément.
Le reste du catalogue est plus accessible. Les vestes sans manches, régulièrement renouvelées en motifs et coloris, oscillent entre 20 et 50 euros. Les couvre-sacs réfléchissants, certains imperméables, couvrent des capacités de 20 à 35 litres pour 25 à 30 euros. Et le bracelet à diodes Stardust, rechargeable en USB-C, se fixe au bras pour 18 euros.
Conformité à l’arrêté : oui pour les gilets et vestes. La gamme textile est certifiée CE EN 1150, norme aujourd’hui remplacée par l’EN 17353. Attention en revanche au bracelet Stardust : c’est un dispositif d’éclairage complémentaire, qui ne remplace pas l’équipement rétro-réfléchissant.
L’histoire commence il y a six ans avec Julie Vets, styliste en mode enfantine, qui lance une première collection de vestes réfléchissantes pour enfants en parallèle de son travail. Aujourd’hui, la marque anversoise est distribuée dans 15 pays auprès de 300 revendeurs. « Le gilet jaune classique ne correspond pas selon nous à un style de vie », nous résumait Aurélie Dehennin, export manager, aux Prodays 2025.