// LES NUMÉRIQUES — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
Actualité : On a rencontré le Coach de Google Health, cet ami qui vous veut du bien
L’application Fitbit s’efface au profit de Google Health, une nouvelle interface unifiée et enrichie par l’intelligence artificielle qui accompagne la sortie du Fitbit Air et bouscule les habitudes des utilisateurs historiques. Nous l'avons testée en même temps que le bracelet, et avons conversé avec sa pièce maîtresse : sa fonction Coach biberonnée à l'IA.
© Shutterstock - On a rencontré le Coach de Google Health, cet ami qui vous veut du bien
Le bracelet sans écran Fitbit Air, testé sur Les Numériques, n’arrive pas seul. Il accompagne la mue de l’application Fitbit, migrée d’office vers une nouvelle app baptisée Google Health. Rien que de très logique, dans un univers mobile où pullulent les applications similaires, au petit nom traduit ou non (Samsung Health, Huawei Santé, Apple Santé…). L'entreprise Fitbit étant intégrée à l’écosystème de Mountain View depuis la finalisation de son rachat en 2021, elle devient une gamme au sein de la marque Google, qui donne donc son nom à l’application destinée à accompagner le Fitbit Air, mais aussi n’importe quelle montre Google Pixel ; c’est d’ailleurs à la présentation des Pixel Watch 4, en août 2025, que Google avait évoqué pour la première fois le Coach qui nous intéresse tout particulièrement.
L’application Fitbit fonctionnait déjà sur une base duelle : vous pouviez utiliser sa formule gratuite, donnant accès aux données “de base” relevées par votre montre, à vos relevés d’activités ou encore à votre suivi de sommeil. Mais pour des données plus complètes, incluant des scores d’aptitude, une analyse plus poussée des nuits et - surtout - pour accéder à des entraînements vidéo (cardio, yoga, etc.), il fallait dépenser 8,99 € par mois (79,99 € par an), les appareils Fitbit/Google étant généralement assortis de trois à six mois d’accès gratuits au service.
Google Health fonctionne un peu différemment. L’abonnement est plus onéreux, puisqu’il est facturé 9,99 € par mois ou 99 € par an. Mais la stratégie de Mountain View étant celle du tout-IA, il est inclus dans les formules Google AI Pro (21,99 €, avec du stockage, l’accès à Gemini Advanced, etc.) et Google AI Ultra, bien plus onéreuse. L'achat d’un Fitbit Air est assorti de 3 mois d’essai.
Dans son ensemble, l’application s’offre un coup de jeune agréable. Les couleurs sont douces, les différentes informations affichées sont accompagnées de pictogrammes rassurants, des jauges aident à situer les différents scores livrés à l’utilisateur. Vous avez sans doute remarqué que les captures d'écran officielles publiées par Google montrent des couleurs variées qui renforcent cet aspect ludique : chaque type d'informations affichées sur le panneau d'accueil correspond à un code couleur, et le constructeur américain a sélectionné expressément des types d’informations différents pour rendre son interface plus attrayante. La nôtre (nous n’avons pas modifié les informations par défaut, mais il est tout à fait possible de reproduire le design de Google en déplaçant les raccourcis) est un peu moins chatoyante !
L’arrivée de Google Health signe la disparition de l’application Fitbit, qu'elle prétend donc remplacer. Dans le cœur de ses utilisateurs historiques, force est de constater que cette transition forcée fait débat ; il faut dire que la première app Fitbit date de 2014 et que Google n'a pas laissé le choix à ceux qui, depuis cinq ans, sont de facto devenus ses clients.
”La nouvelle interface est vraiment nulle”, signale Jennifer_S_3 sur la fiche de l’application sur le Play Store, et elle n’est pas la seule, sa note plafonnant à 3,7/5. Pourquoi cette grogne ? Tout simplement parce que la version gratuite de Health n'équivaut pas exactement à celle de Fitbit. Et que, d'après les plus récentes analyses du service, sur un peu plus de 30 millions d’utilisateurs actifs de l'app, environ 3 millions avaient opté pour sa version premium. Une majorité se contente de sa version gratuite et passant donc à son équivalent Health, il lui faut tirer un t