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Faillite d’Accell : Babboe à l’arrêt, Lapierre en sursis, quel avenir pour votre vélo ?
L’affaire Accell ne fait que commencer. Suite au sursis de paiement avec procédure d’insolvabilité, suite à l’échec du rachat du Singapourien Dutech, le groupe n°1 du vélo en Europe sombre dans l’impasse avec la faillite de ses six filiales néerlandaises. Quel avenir pour les marques concernées, et quid des clients en France ?
À l’origine de la chute : une dette colossale. Racheté en 2022 par le fonds KKR pour 1,8 milliard d’euros, en plein boom du vélo post-Covid, Accell s’est ensuite retrouvé asphyxié par les stocks invendus et la remontée des taux. Début 2026, KKR avait déjà cédé le contrôle du groupe à ses créanciers, avant que la vente de la dernière chance n’échoue cet été.
Plus concrètement, si vous êtes plus familier avec les marques de vélos électriques ou mécaniques, la nouvelle du jour concerne Batavus et Koga, ainsi que les cargos Babboe et Carqon, entre autres. Elles font ainsi face à un arrêt total de leurs activités commerciales, tandis que le SAV est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
Les sites officiels restent néanmoins inchangés, à l’instar de celui de Babboe, qui continue comme si de rien n’était (même s’il ne prenait pas de commandes en ligne), contrairement à Lapierre qui met en avant un message sur son site.
La situation est indépendante des autres pays, avec leurs marques respectives :
Chacune des entités peut ainsi disparaître comme être rachetée indépendamment. Il faudra très probablement plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour connaître le sort final.
Comme nous le rapportions, une offre de rachat en intégralité du groupe Accell est encore possible, notamment par l’Irlandais Quanta Capital qui s’était manifesté juste avant la faillite.
Pour l’instant, l’activité continue chez les filiales françaises et allemandes. Cependant, difficile en pratique de prendre des commandes ou de les honorer suite à l’arrêt de l’usine Accell de Tószeg en Hongrie, à moins de piocher dans les stocks existants. En revanche, le SAV continue pour leurs marques.
Selon les scénarios, l’issue peut varier. Cependant, et dans tous les cas, la garantie actuelle des vélos est compromise, à moins d’un geste commercial du nouveau propriétaire de la marque concernée lors d’une reprise.
En cas contraire, il faudra éventuellement souscrire de nouveau pour la garantie du vélo (si proposée), mais pas forcément des composants qui possèdent leurs propres garanties (2 ans au minimum pour l’assistance d’un vélo électrique, par exemple).