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Actualité : "Déni démocratique et véritable problème écologique" : les travaux du plus grand data center d'Europe ont commencé en Seine-et-Marne
Le monde n'a jamais été aussi chaud et le coupable est clairement identifié. Mais cela ne ralentit pas le massif projet Campus IA, dont les travaux viennent de commencer à Fouju malgré les nombreux problèmes.
© Zoteva/Shutterstock - La France veut son data center le plus gros d'Europe, quel que soit le prix.
Alors que la France traverse en cette mi-août 2026 sa cinquième vague de canicule, au cœur d'un été de tous les records de températures, l'industrie de la tech et de l'IA poursuit sa marche sans considérer le réchauffement climatique et ses conséquences. C'est en tout cas le cas à Fouju, ville de Seine-et-Marne où le premier coup de pelle a été donné pour Campus IA. Derrière ce nom se cache ce qui devrait être le plus grand data center d'Europe.
C'est au prix de 90 ha de champs de betteraves et de blé que onze bâtiments de plusieurs étages devraient être bâtis très rapidement. Financé à hauteur de 50 milliards d'euros par quatre acteurs, à savoir MGX, un fonds d’investissement des Émirats arabes unis spécialisé dans l'IA, Nvidia, le groupe français Mistral AI et la banque publique d’investissement BPI France, ce campus est qualifié de "très beau projet" par le maire sans étiquette de Fouju, Jonathan Wochenmayer.
Sans surprise, à gauche le son de cloche est tout autre. Sur place pour constater le début des travaux, la conseillère régionale d’Île-de-France communiste Céline Malaisé déclare sur Instagram qu'il s'agit d'un "véritable déni démocratique et surtout d'un véritable problème écologique." En effet, les travaux, qui ont commencé moins d'un an après l'annonce du projet, ont débuté alors que la déclaration d'utilité publique n'a pas encore été publiée.
Il y a un véritable passe-droit pour ce projet complètement dément.
Au-delà de la consommation électrique massive d'1,4 gigawatt que ce campus va représenter (l'équivalent d'un réacteur nucléaire), ou encore du système de refroidissement qui sera utilisé, avec des fuites inévitables d’hydrofluorocarbures extrêmement néfastes pour l'environnement (réchauffement, PFAS...), elle rappelle également que la science a prouvé quela température moyenne autour d'un tel data center augmente fortement. Les personnes résidant dans un rayon de 10 km, notamment les plus de 50 000 habitants de la ville de Melun, se passeraient probablement bien de la hausse de 2 degrés prévue.
La conseillère régionale indique que les collectifs de citoyens et d'associations restent mobilisés pour tenter de stopper ce chantier, qui rappelle d'autres projets écocides qui vont à rebours de la science et de la volonté du peuple, comme celui des mégabassines ou de l'autoroute A69.
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