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Actualité : OpenAI recrute un nouveau responsable au passé glaçant, on a lu son CV et ça fait froid dans le dos
Noam Shazeer, co-responsable des modèles Gemini chez Google, quitte le groupe pour OpenAI. Il est désormais responsable de la recherche sur l'architecture de ses futurs modèles. Sauf que voilà, on a lu son CV et c'est glaçant. Entre suicides et contenus illégaux, son passé n'a rien de glorieux.
Noam Shazeer, cofondateur de Character.AI, traîne un passé sombre. La est plateforme accusée d'avoir poussé des adolescents au suicide. Son arrivée tombe alors qu'OpenAI affronte déjà des plaintes pour des drames comparables. Autant dire qu'entre Sam Altman décrit comme un "sociopathe" par ses équipes et Noam Shazeer, l'ambiance risque d'être sympathique.
I’m excited to share that I’ll be joining OpenAI and look forward to working with the exceptional team there.It was a difficult decision to move on. I’m incredibly proud of the amazing team at Google and everything we’ve built together. It has been an honor and a pleasure to…
En juin 2026, Noam Shazeer a annoncé son départ de Google pour OpenAI sur le réseau social X. L'ingénieur compte parmi les huit auteurs de l'article de recherche de 2017 qui a posé les bases des modèles d'IA actuels, des GPT à Gemini. Il s'agit d'un gros recrutement qui le hisse parmi les têtes pensantes d'OpenAI. En 2024, Google a pourtant déboursé 2,7 milliards de dollars pour son recrutement et lui confier Gemini.
Cet accord figure parmi les recrutements les plus chers de l'histoire, et la part personnelle de Noam Shazeer a été estimée entre 750 millions et 1 milliard de dollars. En 2026, l'ingénieur a même rejoint l'Académie nationale d'ingénierie.
Noam Shazeer a quitté Google une première fois en 2021, après le refus du groupe de rendre public un robot conversationnel qu'il avait conçu. Il a alors cofondé Character.AI, une plateforme de discussion avec des personnages créés par les utilisateurs.
Sauf que voilà, son absence de modération a viré au drame. En octobre 2024, Megan Garcia a porté plainte après le suicide de son fils de 14 ans, Sewell Setzer III, qui a noué une relation malsaine avec une IA.
D'après la plainte, l'adolescent a traversé des mois de détresse à mesure que cette relation prenait toute la place. D'autres plaintes ont suivi, qui dénoncent toutes des mineurs poussés vers des crises graves. En janvier 2026, Character.AI et Google ont accepté de solder plusieurs de ces affaires.
Mais ce n'est pas tout. Fin 2024, une série d'enquêtes a révélé que la plateforme hébergeait des robots ouvertement consacrés à la pédophilie, aux troubles alimentaires ou à l'automutilation. Certains, présentés comme des outils de soutien, banalisaient ces sujets auprès d'un public très jeune. D'autres rejouaient de vraies fusillades scolaires et imitaient leurs auteurs, parfois même les enfants victimes. Parmi eux, des enfants tués à Sandy Hook ou à Uvalde. Ces robots ont cumulé des millions d'échanges.
Cette dérive tient en partie à la méthode de Noam Shazeer. L'ingénieur a souvent défendu une approche simple : sortir vite un produit et laisser les utilisateurs décider de son utilité. Une philosophie dénuée de toute morale ou considération des risques, notamment auprès d'un public fragile. En clair, la modération passait après la croissance, du bon gros capitalisme.
Character.AI a atteint le milliard de dollars de valorisation sans le moindre revenu, porté par un public d'adolescents. La plateforme a depuis restreint l'accès des mineurs, au grand dam de sa jeune communauté. Et peut-être de Noam Shazeer.
OpenAI affronte aussi des plaintes qui accusent ChatGPT d'avoir entraîné des utilisateurs, mineurs compris, vers des épisodes de délire et le suicide. Sam Altman, directeur général d'OpenAI, a pourtant salué une recrue qu'il rêve d'embaucher "depuis le tout début" de la société.