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Piratage DGFiP : un hacker dit avoir dérobé les données fiscales de plus de 670 000 Français, la DGFIP confirme
C'est un piratage incroyablement inquiétant qui vient d'être revendiqué sur le dark web. Un hacker affirme avoir volé aux impôts les données de plus de 670 000 Français.
On commence aujourd'hui à avoir l'habitude des vols de données. Et ce, tellement que l'on ne fait plus attention à la plupart d'entre eux, ceux dans lesquels les pirates récoltent surtout les identités et les adresses de contact. Mais pourtant, il y en a d'autres qui ont de quoi faire peur, notamment quand ils touchent nos informations sensibles, détenues par la puissance publique. Le piratage du fichier national des comptes bancaires (FICOBA) avait ainsi fait grand bruit en début d'année. Mais celui qui vient d'être revendiqué du côté de la DGFiP pourrait être le pire connu dans le domaine.
Un hacker dont le pseudonyme est ZeroBytes a revendiqué le mercredi 12 août sur un forum cybercriminel une attaque ayant touché la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Il affirme avoir réussi à compromettre des serveurs internes, et avoir pu accéder à un outil lui permettant d'effectuer des recherches sur les particuliers et les professionnels. Ce dernier explique avoir pu extraire 678 438 lignes de données.
FrenchBreaches, qui a pu jeter un œil à un échantillon, indique qu'à côté des informations plus bénignes et qui sont souvent dérobées lors d'un piratage (nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse postale et mail, numéro de téléphone...), on peut retrouver dans les données volées des informations beaucoup plus sensibles. Parmi celles-ci, la situation familiale, le nombre de personnes à charge, et surtout le revenu fiscale de référence et le taux de prélèvement à la source.
Et l'on peut penser que certaines personnes sont à risques. FrenchBreaches explique en effet avoir pu obtenir des informations complémentaires depuis, et précise que « parmi les 678 437 personnes concernées, 392 867 seraient des particuliers et 285 570 des professionnels. Parmi les particuliers, 26 805 auraient un revenu fiscal de référence de 100 000 € ou plus, 386 dépasseraient 1 million d'euros et 8 dépasseraient 10 millions d’euros. »
Dernière information dérangeante, le hacker affirme que cette extraction de données daterait du mois de juin dernier. Or, la DGFiP n'a jamais fait état de cette attaque, alors que dans cette situation, un signalement à la CNIL doit être fait, et en cas de risque plus élevé, les personnes victimes doivent en plus être informées de l'attaque. À cette heure, l'administration fiscale n'a pas confirmé (ou nié) l'attaque. L'accès illégitime a été reconnu le 13 août par le ministère.
Le ministère de l'Action et des Comptes publics a publié un communiqué dans lequel il confirme un accès illégitime au système d'information de la Direction générale des Finances publiques.
Mercredi 12 août 2026, un acteur malveillant a revendiqué un accès illégitime au système d'information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), intervenu fin juin 2026, après une usurpation d'identité. Les premières investigations confirment que cet accès, qui avait été coupé fin juin dans le cadre du contrôle opéré, a néanmoins permis la consultation et l'extraction de données concernant des particuliers et des professionnels.
A la suite de cette revendication, la DGFiP a immédiatement mis en œuvre de nouvelles mesures de restriction permettant d'y mettre fin et de prévenir de nouveaux accès illégitimes. Des investigations approfondies se poursuivent afin de déterminer précisément les données et le nombre d'usagers concernés.
Les équipes de la DGFiP en charge des systèmes d'information sont pleinement mobilisées, en lien avec les services des ministères économiques et financiers, notamment le service du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS), ainsi qu'avec l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI).