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Les pompiers tentent de contenir à tout prix l’incendie dans les Landes
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Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout
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Jérôme Cathala
Depuis le jeudi 13 août, les pompiers luttent contre les flammes dans les Landes. Samedi, le feu n’est toujours pas fixé, mais les flammes ne progressent plus. 1 600 hectares ont déjà été détruits.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Enchevêtrés dans la végétation, les pompiers luttent contre un incendie toujours imprévisible. Rien que le samedi 15 août, 22 sautes de feu ont été comptabilisées. "Toute la journée, les pompiers ont fait face à des reprises de feu. Très souvent, c’est au cœur de la forêt, dans des zones difficilement accessibles. La principale difficulté, c’est de les repérer, puis d’arriver à les contenir, car le vent les rend particulièrement imprévisibles", indique Alicia Girardeau, envoyée spéciale à Garein (Landes).
550 pompiers, venus de toute la France, traitent près de 48 kilomètres de lisière de feu actif. "Le sol est encore chaud, l’hydrométrie baisse et les températures remontent. Cela engendre ce phénomène de reprise qu’on peut observer actuellement", détaille Philippe Delest, SDIS, Rion-des-Landes.
Pour soutenir les efforts au sol, deux dashs enchaînent les largages de retardant. Ralentir le feu pour éviter de se faire surprendre comme dans la nuit de vendredi à samedi. Des reprises de feu particulièrement virulentes ont pris de court les pompiers. Le terrain est si sec que le moindre souffle provoque une reprise. À chaque pas, des braises volent et menacent d’enflammer la végétation. Comme à proximité immédiate d’un camping.
Alertés, des agriculteurs ont mis leurs citernes à disposition. "Le problème, c’est que là, le feu peut passer à tout moment. Donc on préfère rester autour pour les aider. C’est la solidarité. On trouve ça normal", partage un agriculteur.
Au petit matin du samedi 15 août, des militaires, venus en renfort avec leurs bulldozers, creusent des pare-feu pour bloquer l’incendie. "On va tout simplement retirer toute la végétation afin de retirer tout ce qui est combustible", précise le capitaine Damien, chef de détachement des éléments du génie militaire en appui des forces de sécurité civile. Samedi soir, pompiers comme bénévoles s’apprêtent à passer une nouvelle nuit blanche. L’incendie n’est toujours pas fixé. Il a déjà détruit 1 600 hectares.