// LES NUMÉRIQUES — CYBERSECURITY
Actualité : L’Éducation nationale se fait pirater par le hackeur des impôts : 43 Go de données dans la nature (personnels, élèves…)
Et c’est reparti pour un tour. Le hackeur à l’origine du piratage des impôts annonce maintenant avoir siphonné les données de l’Éducation nationale (qui en est d’ailleurs à sa troisième fuite de l’année).
© chayanuphol/Shutterstock - L’Éducation nationale essuie une fuite de données colossale, faite par le même hackeur s’étant attaqué au site des impôts récemment.
L’exposition des failles des systèmes de sécurité de l’État continue. La personne ayant récemment piraté les impôts, le hackeur ZeroBytes, annonce en effet avoir réussi un nouveau coup de poker, cette fois-ci auprès de l’Éducation nationale. Le pire, c’est que la méthodologie employée est exactement la même, preuve d’une sécurité des données à revoir au sein de nos services publics.
Après avoir dérobé les données de près de 678 000 contribuables à la DGFiP, le cybercriminel connu sous le pseudonyme ZeroBytes a de nouveau frappé. En usurpant un accès VPN professionnel, le pirate a infiltré les systèmes du ministère de l’Éducation nationale. L’exfiltration des données s’est ensuite étalée sur plusieurs jours avant d’être détectée puis bloquée par les autorités.
Comble de l’histoire, le pirate affirme avoir été repéré sur les réseaux sans que son accès ne soit immédiatement coupé, lui laissant ainsi le temps de poursuivre tranquillement son siphonnage des différentes bases de données.
Le butin revendiqué est d’ailleurs colossal : 43 Go de fichiers représentant 346 millions de lignes de données brutes. Dans les détails, cette fuite expose 1,22 million d’élèves distincts (dont de nombreux mineurs), 4,35 millions d’identifiants de personnels et 602 000 comptes académiques, touchant tout particulièrement Créteil et Versailles.
L’ampleur de la compromission donne le vertige. Les fichiers, extraits de bases majeures comme BE1D, SCONET ou I-Prof, couvrent plus de vingt ans d’historique, allant de 2002 à juillet 2026. Ils contiennent des informations extrêmement sensibles, incluant notamment :
Bien que le ministère ait reconnu une intrusion fin juillet 2026, l’étendue des révélations d’aujourd’hui confirme le désastre sécuritaire qui a eu lieu. La richesse de ces données croisées offre au passage aux cybercriminels une matière idéale pour mener des campagnes de phishing ultra-ciblées ou des usurpations d’identité.
Face à ce risque, il est vivement recommandé aux enseignants, parents et élèves de renouveler leurs mots de passe, d’activer la double authentification et de redoubler de vigilance face au moindre message suspect reçu.
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