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Actualité : “Je n'ai pas besoin d'une voiture qui se conduit toute seule” : les aides embarquées rebutent de plus en plus les acheteurs
Les aides à la conduite froissent les acheteurs de voitures neuves, fatigués de devoir désactiver les options de sécurité maintenant obligatoires à chaque démarrage. Une histoire de liberté qui s’ajoute logiquement à la contrainte des prix élevés.
© mpohodzhay/Shutterstock - Les aides à la conduite imposées par l’UE reçoivent beaucoup de critiques, et quelques éloges des conducteurs.
Les réglementations européennes deviennent de plus en plus strictes dans les voitures récentes, forçant à subir ou désactiver à la main les options. Une situation qui en agace certains et en réjouit d’autres, mise en exergue récemment par le média suisse Blick via les retours de ses lecteurs. Ces systèmes sont d’ailleurs les plus décriés par rapport aux autres reproches faits au secteur automobile et à son contexte financier actuel.
Le manque d'innovation, la hausse des prix de l'essence et la baisse du coût des matériaux de construction figurent parmi les critiques les moins fréquentes de notre communauté. Nos lecteurs sont surtout insatisfaits du nombre excessif de systèmes d'aide à la conduite et du zèle réglementaire de l'UE.
Pour de nombreux automobilistes, l’enthousiasme d’acquérir un véhicule neuf s’estompe rapidement face à l’omniprésence des aides à la conduite. D'après témoignages recueillis par Blick, l’hyper-technologie transforme aujourd’hui l’habitacle en un espace de frustration plutôt que de liberté.
Des conducteurs confient ainsi devoir systématiquement désactiver l’assistant de maintien dans la voie ou le freinage d’urgence à chaque démarrage, jugeant ces systèmes à la fois intrusifs et parfois imprévisibles au quotidien. “Aujourd’hui, il faut étudier tout le manuel d’utilisation avant même de pouvoir démarrer le véhicule. Ce n’est pas un progrès, mais un véritable retour en arrière”, s’agace un lecteur, illustrant un ras-le-bol technologique grandissant.
Je n’ai pas besoin d’une voiture qui se conduit toute seule ! C’est mon rôle.
L’interventionnisme législatif, et plus particulièrement les récentes directives de l’Union européenne imposant ces équipements de sécurité, est sévèrement pointé du doigt. Plusieurs passionnés estiment que l’industrie automobile prend une très mauvaise direction en se laissant faire par cette pression politique constante. “Je n’achète pas un véhicule pour me faire donner des ordres”, résume un autre conducteur, soulignant que cette abondance de lois restrictives pourrait à terme dissuader définitivement les acheteurs particuliers de se tourner vers le marché du neuf.
Cependant, tous les conducteurs ne partagent pas ce rejet radical. Certains défendent en effet avec ferveur ces avancées, rappelant qu’il suffit souvent d’une configuration initiale minutieuse pour rouler ensuite en toute tranquillité. “Montez, désactivez trois options sur l'écran tactile, et c'est le silence absolu ! Si c'est trop compliqué pour certains, peut-être devraient-ils prendre les transports en commun”, rétorque un conducteur. Un autre rappelle qu’avec un peu de temps et d’adaptation, ces outils apportent un confort de conduite indéniable.
Le fossé se creuse donc entre les technophiles et les purs nostalgiques du volant. Reste à savoir si les constructeurs parviendront à réconcilier ces deux visions avant que d’autres réglementations arrivent ou que le tout-autonome ne s’impose définitivement sur nos routes.