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Test des Google Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL : des smartphones toujours plus chers et toujours moins innovants
Voici venir les Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL qui, vous l'avez remarqué pendant la conférence Google, semblent avoir bien peu de nouveautés à proposer pour éponger leur prix en hausse (100€). Qu'en est-il réellement, produit en main ?
Ce sera tout l'objet de notre test, qui se concentrera comme à notre habitude aux deux smartphones jumeaux qui trônent au sommet de la gamme. Oui car, taille de l'écran mise à part, les Pixel 11 Pro et 11 Pro XL ne se distinguent vraiment que par la capacité de leur batterie, à l'avantage (naturellement) du plus grand modèle.
Test réalisé sur un smartphone prêté par le constructeur.
Je n'attends pas que Google réinvente la roue chaque année, mais, autant l'écrire, je reste un peu sur ma faim sur ces nouveaux modèles. Nouveaux coloris mis à part, on ne remarque bien que les ajustements sur la camera bar (plus fine) et l'apparition de la diode HiLight pour donner du croquant à ces nouveaux fleurons. Je ne plaisante pas : l'une des plus grosses nouveautés des Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL est une diode de notifications multicolore. Comme si l'industrie avait déjà fait une révolution complète depuis les smartphones Android du début des années 2010.
Je reviendrai plus tard sur les spécificités logicielles de HiLight. Pour en revenir au design, les modèles Pro sont toujours fabriqués en verre (Gorilla Glass Victus 2) et encadrés d'un aluminium glossy (qui retient beaucoup les traces de doigts). Toute la famille des Pixel 11 est certifiée IP68, et les boutons restent à la même place que d'habitude — ce qui signifie que je trouve toujours le placement du bouton Power aussi peu optimal et difficile à atteindre. J'aimerais tant que Google s'inspire de Honor, Oppo ou Apple et ajoute enfin un bouton de raccourcis additionnel pour enrichir l'expérience. L'an prochain, peut-être ?
Du reste, les Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL sont très légèrement plus fins et légers que leurs prédécesseurs. Rien qui puisse se remarquer à l'œil nu, notez bien, mais on est définitivement sur le genre de test qui demande de se plier au jeu des sept différences.
Le premier est équipé d'un écran OLED de 6,3", le second d'un panneau de 6,8". Les deux sont de type LTPO, et offrent par conséquent une fréquence adaptative entre 1 et 120 Hz pour une fluidité impeccable. La résolution est également irréprochable, avec quasiment 500 ppp sur les deux modèles avec leur définition 1,5K.
Cette année, des efforts ont été faits pour améliorer la luminosité de l'écran. Google parle désormais d'un pic lumineux HDR de 3600 nits contre 3300 nits l'année dernière. Personnellement, sans avoir à portée de main un Pixel 10 Pro, je ne peux pas garantir que la différence saute aux yeux. Ce qui est indéniable, c'est que les deux smartphones demeurent parfaitement lisibles en extérieur et en plein soleil. Le minimum, pour des mobiles à plus de 1000€ en 2026 !
Beaucoup d'infos contradictoires au sujet de cette nouvelle puce. D'abord, on a longtemps cru qu'il s'agirait d'un des rares SoC gravés en 2 nm. Finalement, on reste sur un processus de gravure déjà éprouvé, en 3 nm. Mais, à première vue, on a l'impression d'y perdre au change. Contrairement à la G5 de l'an passé, on perd… un cœur. La Tensor G6 embarque en effet un processeur 7-core, aux fréquences heureusement revues à la hausse par rapport à l'an dernier. Un petit arrangement nécessaire pour que Google puisse booster d'autant plus le NPU — la puce dédiée aux tâches d'intelligence artificielle. Le GPU, lui, ne semble pas avoir été particulièrement surcadencé cette année, même si les benchmarks montrent une légère montée en puissance.
Seulement, le fait est que les Google Pixel ne sont toujours pas des smartphones redoutables, côté performances. Bien sûr, ils font totalement fluides, profitent d'animations soignées, de temps de chargement minimes et donneront entière satisfaction à quiconque est habitué à des smartphones de milieu de gamme. Mais, si vous êtes du genre power user, à faire