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Actualité : SFR piraté : plus de deux millions de clients touchés, le hacker des impôts frappe encore
Le pirate ZeroBytes, déjà à l'origine des fuites visant la DGFiP et l'Éducation nationale cet été, revendique désormais une intrusion chez SFR touchant plus de deux millions d'abonnés fibre. L'opérateur confirme l'incident et écarte tout risque sur les mots de passe et les coordonnées bancaires.
© Samuel Boivin - SFR touché par une fuite de données exposant 2,1 millions d'abonnés fibre, une attaque revendiquée par ZeroBytes, le pirate déjà derrière les intrusions visant la DGFiP et l'Éducation nationale.
L'opérateur télécoms fait face à une fuite de données touchant les dossiers de ses clients fibre, après qu'un tiers a obtenu un accès non autorisé à l'un de ses outils internes de gestion des raccordements.
Selon les informations recueillies par plusieurs médias, l'extraction de données aurait débuté le 30 juin 2026, avant d'être repérée par les équipes de sécurité de SFR le 2 juillet. Trois semaines plus tard, le 17 juillet, l'auteur de l'intrusion revendique publiquement son butin : environ 2,1 millions de lignes issues des dossiers clients fibre de l'opérateur, un volume que rien ne permet pour l'instant de vérifier intégralement de manière indépendante.
L'accès frauduleux visait un logiciel dédié à l'analyse des raccordements Fibre, utilisé en interne pour consulter les dossiers d'abonnement. SFR indique avoir désactivé le compte compromis, bloqué les adresses IP identifiées comme à l'origine de l'attaque et renforcé la surveillance de ses systèmes.
Capture de la notification officielle envoyée par SFR à ses clients concernés par la fuite de données touchant l'outil de gestion des raccordements Fibre.
Le pseudonyme ZeroBytes vous est peut-être déjà familier. C'est sous ce nom que le même pirate avait revendiqué, le 12 août 2026, l'attaque contre la DGFiP, exposant 678 437 contribuables. Quelques jours plus tard, il s'en prenait à l'Éducation nationale, dérobant 43 Go de données touchant élèves et personnels. Une frénésie qui expose son auteur à de lourdes sanctions pénales, détaillées dans notre analyse juridique.
Les catégories concernées comprennent la civilité, le nom, le prénom, l'adresse postale, le numéro de mobile, l'identifiant de contrat ainsi que des données techniques liées à la ligne. L'opérateur précise avoir notifié l'incident à la CNIL et déposé une plainte auprès du procureur de la République, comme l'exige la réglementation en cas de violation de données à caractère personnel. Sur un point, SFR se veut rassurant.
Vos mots de passe et informations bancaires ne sont pas concernés.
Reste un risque bien réel : celui de l'hameçonnage ciblé, rendu plus crédible par la précision des informations en circulation et par l'expérience désormais éprouvée de leur auteur présumé. Un appel ou un SMS mentionnant votre adresse exacte ou votre numéro de contrat n'authentifie en rien son expéditeur. Face à une sollicitation suspecte se réclamant de l'opérateur, la vérification par un canal officiel reste le seul réflexe fiable, comme le rappelle la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr.