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Le Task Manager de Windows vous montrera les IA qui tournent en tâche de fond
Microsoft ajoute des colonnes NPU au Gestionnaire des tâches de Windows 11, sur les PC Copilot+ les plus récents. Vous pouvez observer, processus par processus, quelle application sollicite la puce neuronale, au même titre que le CPU ou le GPU.
On l’aime ou on le déteste, mais on y a toujours recours. Le gestionnaire des tâches de Windows se met à jour.
Microsoft lui ajoute deux colonnes, NPU et NPU Engine, dans les onglets Processus, Utilisateurs et Détails. Dans l’onglet Détails, l’entreprise sépare aussi la mémoire dédiée au NPU de la mémoire partagée. Sur la page Performance, vous retrouverez l’utilisation globale du moteur neuronal du GPU, avant d’afficher ces nouvelles colonnes d’un clic droit sur l’en-tête, comme pour les autres données du Gestionnaire des tâches.
Les choses ont tout de même un peu traîné.
Microsoft a attendu 2017 pour intégrer le GPU dans le Gestionnaire des tâches, plusieurs années après que les cartes graphiques ont fait leur place dans les usages courants. Pour le NPU, l’entreprise attend deux ans seulement après avoir lancé, en 2024, les premiers PC Copilot+ et leurs puces neuronales dédiées. Les puces éligibles proviennent d’Intel (Core Ultra), d’AMD (Ryzen AI) et de Qualcomm (Snapdragon X). AMD a obtenu, en 2024, une première reconnaissance de ses propres unités neuronales XDNA dans l’interface, sur ses processeurs Ryzen 8040. AMD installait aussi des NPU sur les Ryzen 7040 et 8000G, mais ne mettait en avant que la série 8040. Redmond fournissait, pour cette intégration, le Microsoft Compute Driver Model, un pilote dérivé de celui de l’affichage. Avec ce protocole, Microsoft étend au NPU une logique conçue à l’origine pour les cartes graphiques.
Microsoft a publié les premières colonnes NPU en mars, dans la build de test 26300.8142, réservée aux inscrits du programme Insider. En avril, l’éditeur de Windows a ajouté, dans deux builds supplémentaires, la 28200.1873 et la 29576.1000, un suivi du son en temps réel et une fonction de restauration du système à un état antérieur. Entre mai et juin, Microsoft a étendu ces colonnes aux appareils Copilot+ les plus récents, via des mises à jour classées hors sécurité.
Redmond réserve ces mises à jour hors sécurité à l’ajout de fonctionnalités, sans corriger de faille, contrairement aux correctifs du deuxième mardi du mois. Sur les machines les plus récentes, Windows installe la mise à jour automatiquement, sans que vous ayez besoin d’intervenir. Microsoft limite cette fonctionnalité à Windows 11, version 25H2. Cette granularité par processus existe pour le CPU et la mémoire depuis les tout premiers Gestionnaires des tâches de Windows.
Les administrateurs et les utilisateurs avancés repèrent, d'un coup d’œil, quels processus s’exécutent hors de ce confinement. Microsoft classe cet ajout en impact administratif faible, sans changement de configuration requis pour les parcs existants. Les équipes informatiques peuvent évaluer de cette façon, la charge IA sur un parc de machines sans installer d’outil tiers. Toutefois, le vocabulaire employé, comme « moteur NPU » ou « mémoire dédiée », est difficile à interpréter pour un public non technique. Intel, AMD et Qualcomm exposent chacun des métriques différentes, difficiles à comparer entre elles.