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Depuis la mi-juin, 301 personnes sont mortes noyées, soit 14 % de plus que l’année dernière
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301 personnes sont mortes noyées depuis la mi-juin en France soit quatre par jour en moyenne. Cela représente une augmentation de 14 % par rapport à l’an dernier.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans une rivière, il est interdit de se baigner. Il y a du courant et pas de surveillance. Pourtant, dimanche 23 août après-midi, une famille se jette à l’eau. Dans une petite commune de Seine-et-Marne, déjà endeuillée par des noyades, l’interdiction de se baigner est une décision commune : préfecture et mairie. "Le fait de sauter du pont, c’est un problème par rapport à la dangerosité et au risque de se blesser en dessous", indique Éric Chapuis, adjoint au maire de Grez-sur-Loing (Seine-et-Marne).
À Paris, on l’a vu tout l’été avec la canicule, des groupes de jeunes se sont jetés à l’eau au mépris du danger. Près de Lille (Nord), même chaleur et même tentation depuis un pont réputé dangereux. Fin juin, un homme de 21 ans y est décédé. Après son saut, les secours ont tenté en vain de le réanimer.
En seulement deux mois, 301 personnes sont mortes noyées en France, soit 14 % de plus que l’été dernier, à cause de la canicule et de certains comportements à risque. "Il y a deux lieux particulièrement dangereux, c’est tout ce qui est rivière et lac où il n’y a aucun système de surveillance, ça, c’est un élément fondamental. Et puis pour les enfants, l’élément important c’est que les enfants se noient en général parce qu’ils ne sont pas surveillés de très près par un adulte", affirme le Dr Jean-Louis Chabernaud, pédiatre-réanimateur, spécialiste des noyades.
Alors dimanche à Palavas (Hérault), les parents veillent sur leurs petits. Tous ont en tête les deux noyades mortelles, sur place cet été. Il y a parfois des miracles. Lors d’un sauvetage en hélicoptère, un homme est déjà au creux des vagues, en train de sauver trois adolescents. "J’ai récupéré la fille qui était déjà en train de boire de l’eau. Je l’ai accrochée derrière ma planche comme j’ai pu avec mes jambes parce qu’elle glissait, elle avait plus de force et je la perdais à chaque fois. Il fallait aller chercher la deuxième personne", raconte Sébastien Didry, policier qui a sauvé trois adolescents.
Pour éviter les noyades, la fédération des maîtres-nageurs appelle à un plan d’action. Aujourd’hui, trois Français sur dix ne savent pas nager.
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Le nombre de noyades durant l'été 2026 en hausse de 14% par rapport à l'année précédente