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Test XGIMI Mira : la 4K ultra-courte focale gagne en accessibilité
Après sa gamme Aura, XGIMI lance Mira, une nouvelle gamme de vidéoprojecteurs à ultra-courte focale plus abordables. Le Mira mise notamment sur une image 4K UHD, le triple laser RGB, le Dolby Vision et un mode gaming 240 Hz. Mais ce tarif plus contenu implique quelques concessions.
Faire baisser le prix des vidéoprojecteurs à ultra-courte focale : voilà le pari de XGIMI avec sa nouvelle gamme Mira. Mais rendre cette technologie plus accessible implique-t-il nécessairement quelques concessions ?
Les vidéoprojecteurs à ultra-courte focale restent généralement des appareils coûteux, notamment lorsqu'ils proposent une définition 4K UHD. Sur les modèles UST 4K haut de gamme, la facture dépasse fréquemment les 2 000 euros. C’est le cas notamment avec l'Awol Vision Aetherion Max ou encore le Formovie Theater Premium. À 1 699 euros, le Mira se positionne donc nettement plus bas que de nombreux modèles UST 4K haut de gamme. Sur le papier, XGIMI ne fait pourtant pas l'impasse sur les principales fonctions attendues, avec une image 4K UHD, du HDR10+, du Dolby Vision et un système audio Harman/Kardon de 36 W. Nous avons testé le Mira pendant deux semaines.
Le contenu de la boîte est réduit à l’essentiel : le Mira, sa télécommande Bluetooth et son alimentation externe. Cette dernière intègre un transformateur assez imposant, qu’il faudra prévoir de dissimuler derrière le meuble TV.
La télécommande est élégante et légère, mais elle n'est que partiellement rétroéclairée, ce qui peut compliquer son utilisation dans une pièce sombre.
Dès les premiers instants, on le constate, le Mira est un bel objet, avec une qualité de fabrication qui inspire confiance. Il est un peu plus compact que l'Aura, avec des dimensions de 464 × 268 × 122 mm, soit 4,6 cm de moins en largeur, 2 mm de moins en profondeur et 2,2 cm de moins en hauteur. Une différence à noter avec l'Aura cependant, le Mira n’a pas de cache intégré sur sa partie supérieure. Rien de dramatique toutefois. Autre différence notable, le poids : 9 kilos pour l'Aura 2 contre seulement 4,8 kilos pour le Mira.
Une bonne partie de la surface est recouverte d'un tissu beige, qui apporte une finition chaleureuse à l'appareil. Le reste est composé d'un plastique beige, qui laisse transparaître une qualité de fabrication très correcte.
C’est au dos que se situe naturellement la connectique, assez riche par ailleurs. On y trouve en effet le connecteur d’alimentation, une sortie auxiliaire 3,5 mm, une sortie optique, une entrée RJ45, mais également deux ports USB-A et trois HDMI, dont un compatible eARC. Le Mira dispose également du Wi-Fi 6 et du Bluetooth 5.2.
Le Mira peut offrir une image de 80 à 120 pouces, avec un rapport de projection de 0,175:1. XGIMI annonce une distance d'environ 19,3 cm entre l'arrière du boîtier et le mur, pour une image de 100 pouces. Nous avons positionné l'appareil à 18,6 cm du mur précisément.
Le Mira affiche une image 4K UHD (3 840 × 2 160 pixels) grâce à la technologie XPR de Texas Instruments, mais ne repose pas sur une matrice DMD 4K native. Il est doté d’une puce DMD de 0,39", dont la matrice physique de 1 920 × 1 080 micromiroirs exploite le pixel-shifting pour afficher une image en 4K Ultra HD. La technologie XPR décale rapidement plusieurs sous-images afin de reconstituer une image 4K UHD à partir de la matrice DMD. La source lumineuse repose par ailleurs sur un triple laser RGB, une architecture qui permet au Mira d'afficher une large gamme de couleurs.