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Photoshop casse ses codes : une seconde interface 100% pensée pour l'IA fait son apparition
Adobe ajoute à son logiciel historique un espace de travail simplifié où les retouches peuvent être demandées en langage naturel. L’interface traditionnelle reste disponible, mais Photoshop se dote ainsi d’une porte d’entrée beaucoup plus accessible aux nouveaux venus.
Photoshop garde ses calques, ses palettes et ses raccourcis, mais il accepte désormais qu’on lui parle presque comme à un assistant. Adobe dévoile ce jeudi 27 août son Éditeur assisté par IA, une interface optionnelle en version bêta qui rassemble autour d’une barre de prompts plusieurs opérations courantes, de la suppression d’un objet à l’agrandissement d’une image en passant par le détourage ou l’amélioration de sa définition.
Pour un logiciel né en 1990, le changement est loin d’être anodin. Jusqu’ici réputé pour la richesse, mais aussi la complexité de son interface, Photoshop se dote d’un mode beaucoup plus immédiat pour ceux qui n’ont aucune envie d’apprendre où se cache chaque outil.
Adobe testait déjà un assistant IA dans la bêta de Photoshop. Cette fois, il devient un véritable espace de travail parallèle à l’interface classique. L’utilisateur décrit simplement la modification souhaitée et l’IA se charge ensuite de l’exécuter à l’aide de Firefly ou de modèles partenaires, sans qu’Adobe précise encore lesquels seront accessibles depuis ce nouvel environnement.
Le Marquage IA apporte un peu plus de précision à cette logique conversationnelle. Il suffit d’entourer une zone, de tracer une flèche ou d’esquisser une forme pour indiquer clairement à Photoshop où intervenir. La Modification guidée avec masques, motorisée par Firefly Image 5, permet de son côté de retoucher une partie de l’image tout en préservant le reste.
Autrement dit, Adobe ne mise pas uniquement sur le prompt. Le champion de la retouche photo cherche plutôt à combiner langage naturel et gestes visuels pour éviter les demandes trop vagues et les retouches qui débordent là où elles ne devraient pas.
Les habitués pourront continuer à travailler dans le mode classique, qu’Adobe désigne désormais dans sa communication comme Pro Editor. L’IA s’y invite néanmoins avec une commande Modifier via un prompt directement accessible depuis la barre des tâches contextuelle. Les résultats sont générés sur des calques séparés, ce qui permet de les modifier ou de les supprimer sans altérer l’image d’origine.
Adobe profite également de cette mise à jour pour enrichir les outils plus traditionnels. Un nouveau calque de réglage consacré à la lumière apporte des contrôles plus poussés, le texte peut désormais épouser dynamiquement formes et tracés et un panneau donne accès aux plus de 900 millions de ressources d’Adobe Stock.
L’Éditeur assisté vise évidemment les générations élevées au prompt et ceux que l’interface historique de Photoshop a toujours rebutés. Mais les graphistes et autres professionnels de l'image pourraient eux aussi y trouver leur compte pour accélérer certaines tâches répétitives.