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Test Google Pixel 11 : un smartphone solide, mais au tarif difficile
Il fallait s’en douter au vu de la conjoncture : tous les nouveaux smartphones de Google sont lancés 100€ plus cher que l’an passé. Déjà fébrile sur bien des aspects, le Pixel 11 standard mérite-t-il vraiment vos deniers, aux portes du millier d'euros ?
Une chose est sûre : sur le papier, ce nouveau smartphone n'attire pas moins l'œil que ses grands frères les Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL qui, pour le coup, n’ont pas grand-chose de plus à proposer malgré un tarif pouvant atteindre les 1 400€. Mais, dans un monde où Google semble toujours plus intéressé par le software au détriment du hardware, est-il bien raisonnable de craquer pour un produit qui semble se contenter de passer un coup de vernis propre sur une base déjà solide ? En d’autres termes, pourquoi faudrait-il choisir le Pixel 11 plutôt qu'un Pixel 10 qui est encore loin d’avoir dit son dernier mot ? Réponse dans ce test.
Test réalisé sur un smartphone prêté par le constructeur.
On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. Si l’ADN des smartphones Pixel est évidemment préservé, le nouveau Pixel 11 a la bonne idée d'apporter un peu de finesse à l'ensemble. La camera bar, notamment, qui dépasse désormais d’un seul petit millimètre du châssis. En d’autres termes, une fois équipé d'une coque, la protubérance disparaît et le smartphone affiche un profil parfaitement plat, dans la lignée du Google Pixel 10a sorti au printemps.
Toujours le smartphone le plus léger de la nouvelle fratrie (197 grammes), le Pixel 11 est, contrairement aux modèles Pro, présenté avec un dos brillant (seules les tranches sont mates). Ça me chagrine un peu, car les traces de doigts s’invitent rapidement à la fête. Je trouverais aussi toujours à redire sur ce bouton Power placé au-dessus de la réglette de volume, mais c’est un peu moins gênant sur un compact que sur le XL.
Je ne vais pas m'émouvoir que le Pixel 11 soit l’unique smartphone de la nouvelle gamme à ne pas profiter de la diode HiLight (pour rappel : la nouvelle diode de notifications glorifiée) tant j'ai instantanément trouvé la feature gadget pendant mon test des Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL. Google opère simplement une compartimentation factice de sa gamme avec une fonctionnalité qui n’aurait rien à perdre à s'inviter, aussi, sur le modèle standard.
Du reste, le Pixel 11 est évidemment certifié IP68 et protégé par un verre Gorilla Glass Victus 2 pour éviter les vilaines griffures du quotidien.
On reste sur une dalle OLED de 6,3" (16 cm de diagonale) capable d’afficher du 120 Hz, mais il ne s’agit pas d’un panneau LTPO, contrairement aux modèles Pro. En clair, la fréquence ne peut qu’osciller de façon binaire entre 60 et 120 Hz, et pas s’adapter dynamiquement de 1 à 120 Hz pour réduire le risque de déchirure de l'image et "préserver la batterie". Qu'on se le dise : ce n’est pas quelque chose qui se remarque à l’œil nu ; je n'en ferai pas tout un fromage. Je trouve simplement ça un peu regrettable qu’un smartphone à 1 000€ fasse l’impasse sur une technologie désormais bien installée sur le marché.
Dans le même ordre d’idées, l'écran n'affiche qu'une définition 1080p, alors que la plupart des concurrents optent aujourd’hui pour une définition hybride, d’environ 1200p, pour une finesse d'affichage accrue. Rien de dramatique, au vu de la taille de l’écran, mais une énième preuve que Google essaie de faire des économies de bout de chandelle avec son hardware.
Toujours formidablement coloré, l’écran du Pixel 11 est parfaitement calibré. Mais, à la différence des modèles Pro, lui n’a pas droit à une luminosité en hausse par rapport à l’année dernière. On en reste donc à un pic annoncé à 3000 nits, là où ses grands frères grimpent maintenant à 3600 nits.