// FRANDROID — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
Voici la preuve qu’il est possible de recycler des panneaux solaires en fin de vie
Dans le secteur du solaire, le recyclage doit évoluer au même rythme que le parc photovoltaïque. La France semble jusqu’ici avancer dans la bonne direction. Soren, l’éco-organisme français chargé de la collecte et du traitement des panneaux photovoltaïques en fin de vie, a publié son rapport d’activité 2025.
D’après le document, les volumes collectés ont fortement progressé. La filière a ainsi battu un nouveau record et se prépare déjà à l’arrivée massive de panneaux en fin de vie au cours des prochaines années.
Soren affirme avoir collecté 13 760 tonnes de panneaux photovoltaïques en 2025, soit une hausse de 40 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit d’une « étape décisive dans la montée en puissance de la filière », se réjouit Nicolas Defrenne, le directeur général de Soren. Il y a encore dix ans, les volumes collectés se comptaient en quelques centaines de tonnes seulement. En 2025, l’éco-organisme atteint pour la première fois la barre des 10 000 tonnes.
Jusqu’au 31 Août, le LUBA mini 2 AWD 1500 perd 300 € ! Sans fil périmétrique, 360° LiDAR & double caméra IA, pente 80%, DropMow, auto cartographie… Bref, elle a tout ce qu’il faut pour vous permettre de ne plus jamais tondre votre pelouse !
La grande majorité de ces panneaux ont été récupérés directement sur les sites où ils étaient installés. En effet, lorsque les volumes sont importants, avec plus de 40 modules notamment, Soren se déplace pour les enlever. Pour les quantités plus faibles, provenant par exemple des particuliers et des petites entreprises, l’éco-organisme s’appuie sur un réseau de plus de 300 points d’apport volontaire répartis sur l’ensemble du territoire.
Pour le propriétaire d’une installation, il y a un point concret à retenir : la dépose et le recyclage de ses panneaux ne lui coûtent rien. Le système repose sur la responsabilité élargie du producteur : une éco-participation est réglée dès l’achat du panneau, puis reversée à Soren, qui finance la collecte et le traitement des années plus tard, quel que soit le propriétaire au moment du démontage.
Au total, 12 736 tonnes de panneaux usagés ont été traitées en 2025. Plus de 83 % ont été orientés vers le recyclage afin d’en récupérer les différents composants, avec un taux moyen de récupération de 94 %. Une partie des déchets a également fait l’objet d’une valorisation énergétique, via incinération ou méthanisation.
La quantité de panneaux photovoltaïques arrivant en fin de vie est appelée à fortement augmenter dans les prochaines décennies. Rien qu’en 2025, les adhérents de Soren déclarent avoir mis sur le marché plus de 21 millions de panneaux solaires. Ces équipements sont théoriquement conçus pour fonctionner pendant environ 25 ans, ce qui laisse présager une hausse importante des volumes à traiter dans les années à venir.
Si à l’échelle mondiale, la viabilité économique du recyclage des panneaux solaires est remise en question par certains experts, en France, la filière commence progressivement à se structurer. Soren anticipe jusqu’à 180 000 tonnes de panneaux à traiter chaque année à l’horizon 2040 et prépare déjà le renforcement de ses capacités pour faire face à ces volumes.
L’ordre de grandeur donne la mesure du défi : ces 180 000 tonnes attendues en 2040 représentent environ treize fois le volume collecté en 2025. Or les capacités de traitement restent limitées. Les opérateurs français retenus par Soren visent un peu plus de 45 000 tonnes par an à moyen terme, de quoi absorber le pic attendu autour de 2030, mais pas l’échéance de 2040. Il faudra donc ouvrir de nouvelles unités ou faire fortement monter en puissance celles qui existent.