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"Quand on arrive avec des armes, c'est monstrueux" : la réaction des habitants de Mougins après le cambriolage avec des kalachnikovs factices
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Jérôme Cathala
Dans les Alpes-Maritimes, des cambrioleurs armés d'une fausse kalachnikov ont été interpellés par le GIGN, mardi 25 août. Sur les images de vidéosurveillance, on peut les voir déambuler dans les jardins d'une luxueuse propriété à Mongins, près de Cannes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
La scène se passe en pleine journée, mardi 25 août. Sur des images de vidéosurveillance, trois personnes progressent dans le jardin d'une villa de façon quasi militaire. Visage dissimulé, mains gantées, armé notamment de ce qui ressemble à un fusil d'assaut kalachnikov. On peut voir l'un des hommes arborant une de ces armes frapper une baie vitrée pour ouvrir une brèche et pénétrer à l'intérieur.
La maison est inoccupée. Les assaillants repartent avec de luxueux articles de maroquinerie en prenant le temps de ramasser des objets tombés à terre. À Mougins (Alpes-Maritimes), où s'est déroulé le braquage, l'émoi est encore palpable une semaine plus tard. "Quand on arrive avec des armes, c'est monstrueux parce qu'avant il y avait peut-être des cambriolages, mais on n'arrivait pas à avoir ces armes-là", confie une habitante. "Quand on est habitué à une sérénité, écoutez, quand il arrive une chose comme celle-là, c'est toujours très choquant", ajoute un homme à notre micro.
Les gendarmes sont arrivés sur place juste après la fuite des malfaiteurs à bord d'une voiture faussement immatriculée, mais ils les ont vite localisés. Deux jours plus tard, quatre suspects sont arrêtés au Cannet par l'antenne du GIGN. L'intégralité du butin a été retrouvée ainsi que les armes factices.
"On a une reproduction d'arme de guerre qui est vraiment métallique, qui a le même poids et qui représente en tout point une arme réelle. Et on a également deux pistolets. Finalement le but est atteint : faire peur aux victimes pour pouvoir les impressionner et leur soutirer de l'argent", explique le lieutenant-colonel Guillaume Plaidy, commandant de la gendarmerie départementale de Cannes. Les quatre suspects seront jugés en octobre prochain.
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