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Microsoft lance Project Zenith, un Windows 11 « sans distractions » pour les développeurs
Microsoft a officialisé Project Zenith, une variante de Windows 11 taillée pour le développement, dont The Verge a détaillé le fonctionnement. L’idée tient dans une formule de Logan Iyer, vice-président Windows Platform + Developer : créer une expérience « prête à coder ».
D’après Microsoft, le PC arrive avec une version de Windows déjà configurée. Visual Studio Code et le terminal Windows sont épinglés à la barre des tâches, l’explorateur de fichiers affiche d’emblée les extensions et les fichiers cachés, et le sous-système Windows pour Linux (WSL, qui fait tourner Linux à l’intérieur de Windows) est intégré d’office. C’est aussi une version de Windows qui désactive certaines fonctions : les suggestions du menu Démarrer et les notifications de compte passent à la trappe.
Zenith débarque d’abord sur les mini-PC AMD Ryzen AI Halo, des machines compactes pensées pour l’intelligence artificielle.
Le ticket d’entrée est costaud : 64 Go de mémoire unifiée et au moins 250 Go/s de bande passante, de quoi exécuter des modèles d’IA en local, sans passer par le cloud.
La version la plus musclée grimpe à 128 Go et vise, selon AMD, des modèles jusqu’à 200 milliards de paramètres, un chiffre que les tests réels ramènent plutôt autour de 70 milliards d’après Techzine.
Ces puces Ryzen AI Max doivent équiper des PC de HP et Lenovo au troisième trimestre 2026.
Rien de tout cela n’est réellement nouveau. Ces réglages, n’importe quel développeur peut les activer seul en quelques clics. Alors pourquoi un projet dédié ? Parce que Microsoft a un souci de fond : ceux qui codent avec l’IA en local se tournent de plus en plus vers le Mac Studio d’Apple, à la bande passante mémoire bien supérieure, ou vers le DGX Spark de Nvidia et son écosystème CUDA basé sur Linux.
Avec Zenith, l’éditeur cherche surtout à garder cette population sur Windows. C’est d’abord un signal envoyé à une communauté courtisée de toutes parts.
Ce n’est pas le premier geste en ce sens. L’éditeur pousse déjà les développeurs à créer des applications natives sur Windows 11, et répète vouloir les convaincre de rester sur sa plateforme. La méthode rappelle le grand chantier de séduction de 2021, quand Microsoft rebattait les cartes de son Store pour rallier les développeurs.
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