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Test Google Pixel 11 Pro Fold : le smartphone pliant qui refuse d’en faire trop
Plus léger, plus lumineux et armé de la puce Tensor G6, le Pixel 11 Pro Fold affine une proposition désormais bien connue. Face à une concurrence qui trace sa route, Google préfère cependant perfectionner son concept plutôt que tout remettre à plat.
Dévoilé à la mi-août pendant le Made by Google 2026, le Pixel 11 Pro Fold complète une famille de quatre smartphones, aux côtés des Pixel 11, 11 Pro et 11 Pro XL. Il succède au Pixel 10 Pro Fold et constitue le troisième pliant de Google diffusé largement à l’international, la première génération ayant été limitée à quelques marchés, dont les États-Unis, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni.
Mountain View fait ici le choix d’un certain conservatisme dans un marché où Samsung et Xiaomi ont imposé le format passeport, tandis que Honor repousse chaque année les limites de la finesse.
Les nouveautés se concentrent donc sur des améliorations ciblées : puce Tensor G6, volet photo remanié, écrans annoncés plus lumineux et pléthore de fonctions d’intelligence artificielle. Le Pixel 11 Pro Fold reste ainsi un appareil très haut de gamme, qui mise davantage sur l’expérience Pixel et la maturation de son concept que sur une rupture spectaculaire, quitte à paraître un peu sage face à une concurrence plus démonstrative.
À 1999 €, il se frotte sans surprise aux récents Motorola Razr Fold, Honor Magic V6 et Samsung Galaxy Z Fold 8 Ultra.
Le Pixel 11 Pro Fold garde la silhouette asymétrique des précédents modèles Google : fermé, la charnière dessine des angles droits d’un côté, tandis que l’autre reste arrondi. Cette identité tranche avec les pliants de la concurrence et paraît un peu moins actuelle désormais. Ouvert, les lignes gagnent en cohérence autour de l’écran interne de 8 pouces.
Google affine néanmoins la recette avec une charnière renforcée, des bordures réduites et un bloc photo moins encombrant. Rectangulaire aux bords arrondis, celui-ci reste décalé à gauche ; sur une table, son relief empêche donc une stabilité parfaite. Argument marketing discutable, la fonction HiLight est aussi présente : des leds colorées autour du flash servant à prévenir d’un appel ou encore signaler une interaction avec Gemini.
Fermé, le terminal mesure 155,2 x 76 x 10,1 mm, contre 155,2 x 76,3 x 10,8 mm auparavant, et tombe à 5 mm d’épaisseur une fois ouvert. Surtout, il passe de 258 à 239 g, octroyant une meilleure prise en main. Le châssis associe aluminium et revêtement composite mat au dos avec une finition satinée douce au toucher qui évite une collection d’empreintes digitales digne d'une enquête du FBI. La façade profite d’un verre céramique, tandis que l’arrière est protégé par du Gorilla Glass Victus 2.
Au rayon des bizarreries, on note toutefois une différence d’épaisseur entre les deux volets de l’appareil, sans doute pour des raisons d’intégration des composants, notamment les aimants autorisant la recharge Qi2.2. Rien de dramatique, mais on devine une légère irrégularité au niveau de l'espace inter-écran une fois ouvert.
Les deux afficheurs Oled mesurent 6,5 pouces à l’extérieur et 8 pouces à l’intérieur, chacun couvrant plus de 88 % de la surface disponible. Le smartphone s'avère facile à ouvrir et capable de se déployer presque à plat. La pliure centrale, elle, s’efface un peu plus, mais demeure encore visible et perceptible sous le doigt, davantage que chez Honor ou Samsung. Chaque dalle loge une caméra selfie dans un poinçon, que ce soit pour les selfies ou le déverrouillage.